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Les étangs se transforment… et il faudra l’accepter

Photo Christian Asselin - Réal Noiseux déplore l’état exécrable des bassins d’eau du parc Jardin des Sources.

Photo Christian Asselin - Les algues se prolifèrent dans les bassins d’eau.
Photo Christian Asselin - Réal Noiseux, lors d’une rencontre avec les résidents de la résidence Jardin des Sources de Sainte-Thérèse.
Photo Christian Asselin - Réal Noiseux est à l’origine du sentier des mangeoires qu’il a lui-même aménagé le long des étangs.
Photo Christian Asselin - La situation ne fait qu’empirer depuis quelques années.

Les étangs se transforment… et il faudra l’accepter

Au grand dam des résidents du Jardin des Sources

Les quatre étangs du parc Jardin des Sources à Sainte-Thérèse risquent fort bien de ne jamais retrouver leur look d’antan. Envahis par les algues, ces bassins d’eau peu profonds se transforment petit à petit et «il faut l’accepter», de dire la Ville de Sainte-Thérèse.

Un groupe de résidents de la résidence pour personne âgée située à proximité du parc Jardin des Sources, Réal Noiseux en tête, avait convoqué le représentant du NORD INFO, à la mi-juin, pour une visite des lieux. On souhaitait alors que celui-ci constate l’état exécrable des plans d’eau qui s’y trouvent. En 2015, le même exercice avait été exécuté. Un article à ce sujet avait suivi. Trois ans plus tard, outre les arbres et les fleurs qui y ont été plantés et les quelques mangeoires à oiseaux qui ornent désormais les berges, rien n’a changé. La situation s’est même envenimée.
«C’est dégueulasse! Des canards meurent. La Ville ne s’occupe de rien!», rage M. Noiseux, un policier à la retraite âgé de 84 ans, qui, comme ses amis résidents, souhaiterait voir l’eau des étangs redevenir claire comme elle l’était jadis, au début des années 2000, lorsque ces étangs anthropiques, donc créés par l’œuvre de l’homme, sont apparus.
«Plus ça va, pire c’est! Ç’a n’a pas de maudit bon sens! C’est dommage parce que je viens marcher ici tous les jours et je vois encore diverses espèces d’oiseaux, mais si ça continue à se dégrader de cette façon, ils ne viendront plus, tout comme les marcheurs qui commencent déjà à déserter le parc.»
Prolifération des algues
Le 26 juin, Julie Gaudreau, chef du Module développement durable à la Ville de Sainte-Thérèse, s’est présentée à la résidence Jardin des Sources pour dresser aux résidents un portrait des nombreuses actions posées par la Ville au cours des dernières années, afin de sauver les étangs du parc Jardin des Sources.
Ceux-ci, a-t-elle mentionné, sont aujourd’hui en état d’eutrophisation, un phénomène naturel qui s’est amorcé il y a de cela quelques années et qui créé un déséquilibre du milieu en raison, notamment, de l’importante quantité de phosphore qui s’y trouve. À long terme, ce processus peut même aller jusqu’à entraîner la mort du milieu puisqu’il permet aux algues de se proliférer à grande vitesse.
«L’eau qui alimente ces bassins est bourrée de phosphore, la nourriture des plantes, de dire Julie Gaudreau. Une grande proportion de l’eau reçoit aussi beaucoup de lumière ce qui favorise également la croissance des plantes.»
Plusieurs tentatives infructueuses
En revenant sur l’historique de l’aménagement du parc, qui était, avant que la Ville de Sainte-Thérèse ne l’aménage, un dépotoir à ciel ouvert duquel on a notamment retiré 800 pneus, en 1995, Mme Gaudreau a expliqué que les tentatives d’en arriver à une solution durable ont été multipliées au cours des dernières années. Elles se sont toutefois toutes avérées vaines.
«Nous avons tenté plein de choses, tel l’ajout d’éoliennes, des bottes de foin, des coquilles de calcaire, mais, malgré nos actions, les algues sont toujours présentes en quantité importante», a indiqué Mme Gaudreau, avant d’ajouter que de voir ainsi les étangs se transformer en milieu humide, «n’est pas négatif en soi».
«Ces milieux humides constituent des habitats naturels pour les animaux en plus d’absorber les eaux de pluie et la neige et de diminuer les risques d’inondations.»
Le COBAMIL (Conseil des bassins versants des Mille-Îles) a effectué des analyses. Les bandes riveraines ont été exploitées pour filtrer davantage d’eau. Des zones d’ombre ont été créées, avec des arbres à croissance rapide, pour diminuer la température de l’eau des étangs. Une nouvelle étude, réalisée par l’une des divisions de l’UQAM, spécialisée dans les eaux souterraines, est par ailleurs en cours depuis le printemps 2017. Les résultats seront connus à l’automne 2019.
Toutefois, en dépit de toute cette bonne volonté, la solution se trouve peut-être dans l’acceptation de la situation selon Julie Gaudreau.
«Les étapes suivantes seront déterminées en fonction du constat de l’étude, mais il faut laisser évoluer le milieu et accepter qu’il devienne un milieu humide naturel, ce qui peut être bénéfique. Ce n’est pas en faisant n’importe quoi qu’on va en arriver à des solutions», a-t-elle conclu.

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