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Dindon sauvage, Blainville, Mirabel, Lorraine, Laurentides

Ces dindons sauvages (des femelles, dans ce cas précis) ont été observés en septembre 2018, à Blainville. (Photo Claude Desjardins)

Les dindons sauvages: drôles d’oiseaux!

Une espèce en résurgence

Il se déplace normalement en bande et glougloute joyeusement en foulant les parterres, puisqu’il affectionne la marche, bien qu’il soit tout à fait capable de voler sur de courtes distances, notamment pour franchir la clôture de votre propriété. On l’observe de plus en plus dans la région. C’est le dindon sauvage.

Sur le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, on l’a classé au rayon des animaux importuns, au même titre que les moufettes, les ratons laveurs et même les renards, en raison de certains dommages qu’ils peuvent causer aux balles de paille et aux bottes de foin, en milieu agricole, et même à la peinture de votre voiture, quand un mâle bougon y aperçoit son reflet et le confond avec un rival. C’est sans compter les excréments qu’il laisse partout sur son passage.

Par contre, les amants de la nature sont heureux de son arrivée récente pour le simple plaisir de l’observation ornithologique, quand ce n’est pas pour ajouter une nouvelle espèce à leurs trophées de chasse. Les plus pragmatiques relèveront que le dindon sauvage rend aussi des services aux agriculteurs en dévorant des insectes et des plantes nuisibles.

 

La résurgence de l’espèce

Quoi qu’il en soit, nous avons tout de même affaire à une espèce qui avait pratiquement disparu du nord des États-Unis, sous le feu nourri des chasseurs, au début du XXe siècle, avant d’être réintroduite dans son aire de répartition initiale. Au début des années 1970, sa population a pris une telle expansion que le dindon sauvage a entrepris de se déplacer, partant des états de New York et du Vermont pour s’établir en Ontario et au Québec, où il prolifère désormais.

Si on le retrouve en plus grande quantité en Montérégie, en Estrie, en Outaouais et au Centre-du-Québec, on l’observe de plus en plus chez nous, comme nous l’ont récemment fait remarquer des lecteurs de Lorraine, Blainville et Mirabel. À noter que ces oiseaux sont de bonne taille puisqu’un mâle peut atteindre 125 centimètres (4 pieds) et peser jusqu’à 9,5 kilos, ce qui en fait assurément un obstacle mobile dont il faut se méfier sur la route. Les femelles sont moins imposantes, mais peuvent tout de même atteindre 95 centimètres (trois pieds) et peser jusqu’à 5 kilos.

Un plan de gestion

L’apparition massive des dindons sauvages au Québec a donné lieu à l’élaboration d’un plan de gestion couvrant la période comprise entre 2016 et 2023. Ce plan, peut-on lire sur le site du ministère «permet d’établir des orientations et des balises afin de mettre en valeur cette espèce et d’assurer la viabilité des populations au cours des prochaines années dans les régions où le climat et les habitats leur sont favorables. Les quatre principaux enjeux de ce plan de gestion, soit la gestion du gibier, la pérennité de l’espèce, le développement de la chasse et la coexistence avec la faune, permettront de viser une pleine mise en valeur du dindon sauvage au Québec.»

Pour en apprendre davantage sur le sujet: [https://mffp.gouv.qc.ca/la-faune/plans-de-gestion/dindon-sauvage].

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