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Les 1 400 employés en lock-out

Photo Nicolas T. Parent

Des travailleurs de Paccar réunis devant leur lieu de travail.

Photo Nicolas T. Parent

La clôture est barricadée avec des palettes de bois.

Photo Nicolas T. Parent

Ces deux collègues posent ensemble devant la clôture de l’usine.

Photo Nicolas T. Parent

Ces employés coupent des palettes de bois, offertes par une entreprise voisine, pour le feu.

Usine Paccar: Les 1 400 employés en lock-out

Usine Paccar de Sainte-Thérèse

C’est 1 400 employés de l’usine de camions Paccar, située à Sainte-Thérèse, qui ont été mis en lock-out dimanche dernier, le 1er décembre, suite à l’expiration de leur contrat de travail, et ce, malgré la poursuite des négociations.

Le jour même, en matinée, certains étaient réunis, pancartes en mains, en signe de protestation, devant les clôtures de l’usine thérésienne. Il faut dire que le lendemain, le 2 décembre, ces derniers, ainsi que tous leurs collègues touchés, étaient invités en assemblée générale afin d’étudier une deuxième offre patronale qui leur a été soumise. Le tout s’est soldé par un refus, avec une vaste majorité, dans une proportion de 80 %. Plus tard, un bon nombre de gens étaient de retour devant l’entrée barricadée, sur la rue Sicard.

Aux dires du syndicat Unifor, l’employeur applique alors la règle du «pas de contrat, pas de travail» .

«C’est désolant de maintenir cette politique alors que les discussions se sont poursuivies et que les travailleuses et travailleurs se prononceront demain sur une nouvelle offre, mais c’est la manière Paccar, nos membres en ont l’habitude» , a commenté Serge Dupont, en date de dimanche, dans un communiqué de presse acheminé à votre hebdomadaire. Ce dernier est adjoint au directeur québécois chez Unifor, précisément responsable politique du dossier.

Il précise du même souffle que le conflit survient au terme d’une semaine de négociation intensive qui s’est soldée, vendredi dernier, par le rejet d’une première offre à hauteur de 61 %.

L’offre est refusée

À l’issue de cette assemblée tenue lundi en matinée, voici ce que M. Dupont avait à dire afin de justifier la décision des membres de la section locale 728 du syndicat.

«Pour les membres, commente-t-il, cette proposition n’offrait rien de plus que ce qui avait déjà été rejeté vendredi, car il s’agissait d’un rééquilibrage du monétaire entre les salaires et les assurances collectives. Le message des membres est clair et leur détermination est accrue en raison du lock-out décrété par l’employeur alors que les discussions avaient toujours cours entre les parties.»

Mentionnons que le lock-out a été décrété à minuit et une dans la nuit de samedi à dimanche, alors que la convention collective se terminait le 30 novembre à minuit.

Les points d’achoppement de cette négociation portent spécifiquement sur la bonification du salaire des gens de métiers, l’amélioration du régime d’assurance collective et l’élimination de la disparité de traitement dans le régime de retraite.

Il est à rappeler que Paccar emploie ces membres d’Unifor, qui fabriquent des camions de marques Peterbuilt et Kenworth.

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