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L’eau utilisée sera facturée à la communauté juive

(Michel Chartrand) Si l’eau qui approvisionne les bornes-fontaines de la Ville provient

L’eau utilisée sera facturée à la communauté juive

Incendie majeur à Boisbriand

Survenu dans la nuit du 31 juillet au 1er août, un incendie majeur a complètement ravagé un immeuble de la communauté juive hassidique de Boisbriand, jetant à la rue 18 familles.

Toutes ces familles, soit quelque 125 personnes, ont aussitôt été prises en charge par d’autres membres de la communauté, déclinant par le fait même l’offre d’aide de la Croix-Rouge.

Rappelons qu’une centaine de pompiers de l’Entraide Basses-Laurentides ont dû prêter main-forte aux équipes du Service des incendies de Boisbriand pour venir à bout de l’incendie. Bien qu’aucun résidant n’ait été blessé, trois pompiers ont dû être traités sur place pour coups de chaleur et brûlures légères.

L’eau utilisée facturée à la communauté

Au lendemain de cet incendie, un résidant d’Outremont, Max Lieberman, affirmant parler au nom de la communauté juive de Boisbriand, a profité de la séance du conseil municipal du 2 août pour déplorer l’injustice subie par la communauté, du fait que la totalité de l’eau utilisée pour éteindre le feu sera facturée à la communauté. Dans son plaidoyer, M. Lieberman a fait valoir qu’autrement, l’eau utilisée pour éteindre les feux qui surviennent hors des limites du territoire habité par les membres de la communauté juive n’est pas facturée aux propriétaires de maisons incendiées. «Pourquoi permettez-vous qu’une telle injustice se poursuive», a-t-il demandé en anglais à la mairesse Marlene Cordato.

Précisons que l’eau qui approvisionne les bornes-fontaines de la Ville provient directement de l’aqueduc municipal, alors que celle des bornes-fontaines de la communauté juive passe d’abord par le compteur d’eau communautaire situé à l’entrée du domaine.

Selon M. Lieberman, l’installation de compteurs d’eau dans chaque maison permettrait de régulariser la situation une fois pour toutes, ramenant du coup sur la table tout le dossier de la taxe d’eau impayée.

Après avoir permis à M. Lieberman d’exprimer ses doléances, Mme Cordato a rappelé à ce dernier que le dossier de la taxe d’eau impayée étant toujours judiciarisé, aucune discussion ni commentaire ne serait fait sur le sujet.

Quant à la procédure par laquelle l’eau se trouve facturée à la suite de l’incendie, Mme Cordato, bien que consciente de la problématique, a prévenu M. Lieberman de faire attention à ses commentaires afin de ne pas tomber dans la désinformation. «Je vous rappelle que vous êtes les propriétaires du réseau d’aqueduc sur votre territoire et qu’il n’appartient pas à la Ville», a-t-elle pointé, avant de clore la discussion. «Tant que le dossier de la taxe d’eau impayée sera en appel et qu’il ne sera pas finalisé, il n’y aura pas de discussion».

Rappelons que c’est le 28 avril dernier que la Cour du Québec rendait son jugement selon lequel la communauté juive hassidique devait régler la facture de taxe d’eau de plusieurs de ses édifices, impayée depuis 2005, soit la somme de 1 353 141,75 $. La partie défenderesse ayant choisi d’en appeler de la décision, la Ville a résolu, le 5 juillet dernier, de s’objecter à cet appel. La décision du juge, à savoir si un nouveau procès doit prendre place ou non, est toujours attendue.

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