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L’eau endiguée de tous les côtés

Photo Christian Asselin

Le maire de Rosemère, Eric Westram, devant une digue qu’il a érigée en compagnie de bénévoles et de citoyens.

Photo Christian Asselin

Eric Westram, maire de Rosemère.

L’eau endiguée de tous les côtés à Rosemère

Île-Bélair Est à Rosemère

Les quelques résidants de la rue Île-Bélair Est, à Rosemère, combattent la nature depuis que la rivière des Mille-Îles est sortie de son lit, à la fin d’avril. Depuis, la Ville a redoublé d’efforts afin d’éviter que l’eau n’atteigne le sous-sol des maisons.

D’un côté, celui où un embranchement vient rejoindre la rivière des Mille-Îles, une digue temporaire de quelque trois pieds de hauteur, construite mécaniquement par les employés de la Ville, à deux reprises, résiste toujours à son assaillante.

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«C’est l’un des endroits où on s’est le plus attardé. Si ce n’était pas de cette digue, l’eau traversait la rue et atteignait les maisons, comme cela s’était produit il y a de cela deux ans, lors des inondations printanières» , de dire M. Westram, pointant du doigt les boîtes postales de Postes Canada, à moitié immergées, pour démontrer l’ampleur de la situation.

De l’autre côté de la rue Île-Bélair Est, celui qui donne directement sur la rivière des Mille-Îles, c’est à coups de jus de bras que les citoyens, employés de la Ville, et même les élus, tel le maire Eric Westram, y ont transporté des centaines de sacs de sable.

Grâce aux efforts déployés, l’eau n’avait pas encore atteint les maisons, vendredi, au moment de notre visite du secteur.

«Nous étions quatre élus et une trentaine de bénévoles et employés des travaux publics à ériger des digues, à bras. Nous avons sauvé cette maison in extremis» , d’ajouter M. Westram, nous guidant vers l’arrière de la demeure en question par un petit chemin, bouetteux dans les circonstances.

Quelque 7 000 sacs de sable auront finalement été distribués et placés par le personnel de la Ville, des citoyens et des bénévoles tandis que quatre pompes fonctionnent en tout temps dans les endroits vulnérables.

2017 comme «entraînement»

Bien qu’il n’avait pas encore été élu maire au printemps de 2017 (il était alors conseiller municipal indépendant), lorsque les inondations étaient survenues, Eric Westram est conscient que ce qu’ont alors vécu les employés des travaux publics et les élus les ont préparés à ce qui se produit aujourd’hui.

«2017 nous a servis de modèle, en fait. Ça nous permet aujourd’hui d’être proactifs, préventifs. Du reste, nous avons vérifié nos 4 digues, et tout fonctionne très bien» , d’ajouter le maire Westram, faisant référence aux digues de la rue David-Morris, faite d’argile et de glaise, et aux deux autres digues construites le long de la rivière aux Chiens.

«Au moment de la crise, nous avons tenu de 2 à 3 réunions par jour avec les instances concernées. Nous étions aussi en contact avec les gens d’Environnement Canada afin de surveiller la crue. Nous étions présents sur le terrain et les citoyens nous en ont remerciés!»

Les travaux visant à remplacer la conduite d’égout se trouvant sur le boulevard Roland-Durand, entamés à l’automne 2017 et complétés l’été dernier, pour éviter que ne se reproduisent des inondations dans ce secteur ont par ailleurs porté leurs fruits, indique Eric Westram.

Trois maisons seulement étaient inondées à Rosemère, vendredi dernier.

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