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Le vol à l’étalage dans la mire des commerçants de Place Rosemère

(Photo Michel Chartrand)

Le vol à l’étalage dans la mire des commerçants de Place Rosemère

Parce que piquer, c’est voler… et dénoncé!

Avec un clin d’œil au vieux slogan Piquer, c’est voler!, la Place Rosemère, ses 200 commerçants et la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville unissent à nouveau leurs efforts et poussent un peu plus loin la démarche en déclarant: Piquer, c’est voler… et dénoncé!

«Depuis la dernière année, nous avons enregistré une hausse importante du nombre d’arrestations reliées au vol à l’étalage. Notre message est clair, il n’y aura aucune tolérance pour ce genre d’infraction à Place Rosemère et sur l’ensemble du territoire desservi par notre service; nous espérons que tous les vols seront dénoncés au service de police», explique le sergent Martin Charron, responsable de la section prévention et enquêtes jeunesse à la Régie de police Thérèse-De Blainville.

Lancé dans le cadre de la Semaine nationale de prévention de la criminalité, la semaine dernière, le projet s’attaque essentiellement au vol à l’étalage, une problématique par ailleurs en forte croissance à l’échelle provinciale. «En octobre dernier, lors d’un colloque sur la prévention des pertes, le Conseil québécois du commerce de détail nous a informés qu’au Québec seulement, le vol représentait 1 738 655 $ de pertes par jour aux commerçants. De plus, 39 % des commerçants sondés par le Conseil québécois ont rapporté une augmentation des pertes rattachées au vol à l’étalage», a pour sa part mentionné Danny Bastien, directeur de la sécurité à Place Rosemère.

Comité de prévention et projet pilote

L’objectif du projet est donc de mobiliser tous les acteurs du centre commercial et sa clientèle afin de prévenir les vols et ainsi diminuer les pertes subies par les commerçants. Dans un premier temps, un comité a été mis en place afin d’élaborer un plan d’action conjoint.
«Nous avons réuni, autour de la même table, une douzaine de personnes qui travaillent en prévention des pertes», indique le sergent Charron. Ensuite, une grille d’évaluation a été complétée par les commerçants afin de connaître leurs réalités et leurs besoins en la matière, une phase d’analyse essentielle, indique-t-on, et préalable aux stratégies qui seront développées par le comité. À la lumière de ces résultats, diverses actions seront entreprises afin de répondre adéquatement aux besoins des commerçants et d’atteindre l’objectif précité.
À court terme, une formation portant sur les moyens préventifs qui peuvent être utilisés sera offerte à une quinzaine de boutiques ciblées. «Éventuellement, la formation pourrait être offerte à l’ensemble des 200 boutiques de Place Rosemère et même devenir récurrente par la suite», ajoute le sergent.

Soulignons que la Place Rosemère et la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville n’en sont pas à leur première collaboration et que, de fait, ce nouveau projet s’inscrit dans la foulée des actions préventives déjà mises en place au cours des dernières années à Place Rosemère, comme la présence importante d’agents de sécurité et de caméras de surveillance, l’ouverture d’un bureau de police à l’intérieur du centre commercial et la présence d’un policier qui y travaille à temps plein. Plusieurs projets y ont également été élaborés, notamment le projet ROSO (prévention des vols de véhicules) et le projet Terminal (prévention des fraudes).

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