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COVID-19, Dr Éric Goyer, directeur Santé publique Laurentides, MRC Thérèse-De Blainville

«Ça serait dommage de perdre ce qu’on a acquis», exprime le Dr Éric Goyer, directeur de la Santé publique des Laurentides.

«Le virus est là pour rester» -Dr Éric Goyer

Les consignes sont toujours de mise

«Le virus est là pour rester. Il faut s’habituer. On en a pour plusieurs mois. Il faut repenser notre façon d’interagir, (…) C’est le même problème, tant qu’on n’a pas de vaccin. Il faut revoir notre façon de fonctionner pour les prochains mois. Je dirais même les prochaines années», note le Dr Éric Goyer.

Ne nous leurrons pas, le déconfinement amorcé depuis peu dans plusieurs régions du Québec, ne change en rien au fait que la COVID-19 est encore bien présente. Et le sera pour encore un bon bout de temps, s’il n’en tient qu’au directeur de la Santé publique des Laurentides.

Trois actions

Lundi dernier, un certain pourcentage des élèves de niveau primaire de la région ont repris le chemin de l’école, un pan de l’économie a été rouvert (certains commerces et des secteurs d’activités, fermés depuis le début de la pandémie, l’étaient depuis quelques jours déjà). À la Santé publique, il a donc fallu réajuster le tir, comme l’expliquait jeudi le Dr Goyer, au moment de la conférence téléphonique du Centre intégré de la santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides avec les représentants de la presse régionale.

Trois actions sont donc mises de l’avant: d’abord, une campagne de sensibilisation régionale sur l’importance des mesures sanitaires. Ensuite, l’augmentation de la capacité de faire des tests de dépistage (on souhaite passer de 200, à l’heure actuelle, à 600 par jour). «Avec l’augmentation du nombre de tests, le nombre de cas va augmenter. On s’attend à cela» note Éric Goyer.

Si bien qu’avec l’augmentation du nombre de cas, il faudra faire des enquêtes épidémiologiques. On souhaite en réaliser davantage que les 60 quotidiennes actuelles, soit 120 par jour.

À cet égard, on comprendra facilement qu’une priorité est mise dans les milieux de vie de personnes âgées. Là où la bataille la plus intense se fait à l’échelle du Québec, et la région des Laurentides ne fait pas exception à cet égard.

Perdre les acquis

Par ailleurs, on a beau mettre en place des mesures pour faire face au déconfinement, il n’en demeure pas moins qu’il ne faudrait pas perdre les acquis, comme le considére le Dr Éric Goyer.

«Il ne faut pas donner l’impression aux gens des Laurentides qu’ils sont à l’abri. On doit continuer à limiter les déplacements non essentiels, respecter les deux mètres de distance entre les individus et poursuivre la bonne habitude du lavage des mains», note-t-il. À ce niveau, souligne le directeur de la Santé publique, ça va relativement bien parce que les gens respectent les consignes. «Ça serait dommage de perdre ce qu’on a acquis. On demande aux gens de faire preuve de patience et de prudence», poursuit le Dr Goyer.

À la porte de la CMM

Question prudence, d’aucuns sont encore d’avis que le fait de lever (le 4 mai dernier) les cordons sanitaires au nord de Saint-Jérôme n’était pas vraiment une bonne idée.

Le Dr Goyer ne commente pas vraiment la directive qui, précise-t-il, émane des instances nationales de santé publique. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas attentif à la question.

«On suit la situation de près», prend-t-il la peine de souligner, précisant, à cet égard, qu’il est en contact constant avec des gens sur le terrain qui le tiennent informés de l’état des choses au jour le jour.

Par contre, il n’y pas uniquement la «visite» (lire ici les villégiateurs d’un ou quelques jours) à surveiller.

De toute évidence, la situation alarmante de Montréal et Laval a commencé à faire tache d’huile et se fait de plus en plus ressentir dans certaines municipalités au Nord de Saint-Jérôme (qui représente, pour la deuxième semaine consécutive, la ville la plus touchée des Laurentides.

Il y a, constate le directeur Goyer «un effet grandissant, dans la MRC Thérèse-de Blainville».

Ce qui fait que, à ses yeux, il y a une certaine logique d’avoir considéré la CMM (dont font partie les municipalités composantes des MRC Thérèse-De Blainville, Deux-Montagnes et Mirabel) en regard du déconfinement reporté du 18 au 25 mai (jusqu’à date) pour le retour en classe ainsi que la réouverture des garderies et de certains commerces et entreprises.

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