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Le spectacle aérien du faucon pèlerin

Une espèce désignée «vulnérable»

Un point noir sort de l’horizon. Il avance dans l’infini du ciel. La tache prend la forme d’un oiseau aux ailes pointues et à la queue droite. Sa vitesse croît à vue d’œil. L’oiseau effectue un piqué spectaculaire à une vitesse inouïe. Voilà le spectacle aérien du faucon pèlerin, oiseau qui peut atteindre une vitesse de 300 km/h au moment de la descente en vue d’attraper une proie.

Le faucon pèlerin, d’une taille légèrement inférieure à une corneille, revêt un dos bleuâtre et une poitrine blanche tachetée de petites barres brunes. Le mâle et la femelle ont le même plumage alors que les jeunes portent plutôt un costume brunâtre.

Outre le bec crochu typique des oiseaux de proie, le faucon pèlerin affiche un gros favori noir de chaque côté de sa tête, laquelle est couronnée d’un capuchon foncé.

En vol, son profil aérodynamique se caractérise par des ailes effilées et une longue queue étroite sans oublier des battements d’ailes rapides.

Pour leur part, les buses déploient des ailes amples et une large queue arrondie et planent souvent dans le ciel.

De leur côté, les éperviers présentent de courtes ailes arrondies et une longue queue.

Les faucons font partie de la famille des falconidés alors que les buses, les éperviers et les aigles appartiennent à celle des accipitridés.

Chasseur au vol, le faucon pèlerin tournoie dans le ciel et, subitement, fait une descente vertigineuse pour saisir sa proie. Selon des études réalisées dans le sud du Québec, le régime alimentaire de l’oiseau comprend quelque 25 espèces d’oiseaux, du pigeon domestique au geai bleu en passant par le goéland à bec cerclé.

Espèce vulnérable… en regain

Au Québec, le faucon pèlerin est désigné «vulnérable», ce qui signifie que la survie de l’espèce est précaire même si sa disparition n’est pas appréhendée.

La population a commencé à décliner dans les années 1950 et est ensuite devenue très rare dans toutes les régions de la province. Cette baisse dramatique a été causée par l’utilisation à grande échelle de pesticides puissants comme le DDT.

Face à ce déclin, des projets d’élevage en captivité et de relâche dans la nature ont été mis sur pied dans plusieurs régions du Québec et de l’Amérique du Nord. Ces programmes ont connu un succès et l’espèce semble occuper maintenant l’ensemble de son aire de nidification historique au Québec.

De fait, plusieurs couples de faucons pèlerins ont donné naissance ce printemps à des fauconneaux. Dans la grande région de Montréal, des familles ont été observées dans des carrières, des falaises et sous des ponts.

Soulignons aussi l’arrivée d’une progéniture pour une troisième année consécutive à l’Université de Montréal. Cette histoire digne d’un conte de fées commence en 2008 par la rencontre de Roger, mâle en liberté non bagué, et Spirit, femelle baguée en Ontario en 2004. Le couple se forme et adopte un nichoir artificiel installé sur un bâtiment de l’université. Spirit et Roger semblent inspirés par les lieux puisqu’ils donnent vie à deux jeunes en 2009, trois en 2010 et quatre en 2011. Malheureusement, quelques-uns des fauconneaux ont péri à la suite de virus ou d’autres causes.

Le site Internet [www.ornithologie.ca/faucons] montre les étapes de la nidification et affiche un lien vers deux webcams qui présentent des scènes uniques, tel l’apprentissage du vol par un jeune, sous l’œil maternel de Spirit.

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