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Le projet d’Enbridge: intérêt mitigé de la part des candidats à la mairie

Plusieurs Mirabellois sont contre le projet d’Enbridge

Le projet d’Enbridge: intérêt mitigé de la part des candidats à la mairie

Le projet de la compagnie pétrolière d’Enbridge entourant l’inversion du flux de pétrole sur la ligne 9B ainsi que son augmentation préoccupe certains Mirabellois. Aussi, votre hebdo s’est montré intéressé par la position des candidats à la mairie de Mirabel à ce sujet.

Luc St‑Jean affirme que les représentants d’Enbridge ont sollicité les candidats en début de campagne et qu’il les a rencontrés. Il se dit préoccupé par le projet de la compagnie pétrolière albertaine.

Bien que le pipeline lui apparaisse le moyen le plus sécuritaire pour transporter le pétrole, il assure qu’il faut prendre des moyens pour sécuriser l’opération. Il affirme que la Ville de Mirabel a mis en place un plan d’intervention en collaboration avec le Service d’incendie en cas de catastrophe.

Mais il se dit prêt à aller plus loin s’il le faut. Il prévoit quelques actions concrètes s’il est élu maire le 3 novembre. «On va consulter les citoyens concernés par la ligne», promet‑il. Ce dernier croit qu’il faut demander à Enbridge de faire installer des valves sur une courte distance, à tous les trois kilomètres, par exemple, afin de couper le flux en cas de problèmes et pour limiter d’éventuels dégâts.

Le candidat Jean Bouchard l’avoue d’entrée de jeu, il n’est pas contre le projet d’Enbridge. Il voit que le projet est déjà engagé et qu’il reçoit l’assentiment du gouvernement Marois.

Tout comme M. St‑Jean, il confirme que le Service de sécurité incendie de la Ville de Mirabel est capable d’intervenir en cas d’urgence. Le rôle des pompiers serait toutefois réduit à ériger un périmètre de sécurité autour d’une zone où pourrait surgir un problème. M. Bouchard est d’avis qu’il faut en savoir davantage sur le sujet. Il se dit cependant ouvert à collaborer avec d’autres maires dans l’éventualité d’une démarche concertée.

«S’il y a un regroupement de maires, j’en ferai partie aussi. Rien ne m’empêcherait, par exemple, de m’asseoir avec le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, et de poser les mêmes questions que les autres élus, (à savoir) si la compagnie a pris tous les moyens de sécurité. On a tous intérêt à travailler ensemble», a indiqué M. Bouchard.

Le candidat Félix D’Aoust, lui, se montre nettement en défaveur du projet d’Enbridge. Il se questionne notamment sur le schéma de couverture de risques en incendie de la Ville de Mirabel. Selon ses propres vérifications, Mirabel n’en possède pas.

«Il faudrait vraiment se mobiliser. On nous fait croire que si une catastrophe survient, on va pouvoir fermer les valves rapidement. Mais c’est faux, prétend M. D’Aoust. La publicité faite par Enbridge est trompeuse et mensongère. C’est une aberration environnementale.»

Quant au candidat indépendant René Plouffe, il dit tout ignorer de ce dossier et a préféré s’abstenir de répondre.

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