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Le Petit Peuple a besoin d’aide: l’avenir

Nous reconnaissons Mahély Huet et Dominic Lavoie

Le Petit Peuple a besoin d’aide: l’avenir, on le joue au présent

Le Petit Peuple file allègrement vers ses 25 années. Un quart de siècle de services à la communauté rendus par de jeunes bénévoles enthousiastes sera passé sans que le monde corporatif ne s’y soit vraiment impliqué. Or, il serait grand temps parce que, comme le veut le slogan de cette année: L’avenir, on le joue au présent.

Il y a du meilleur et du pire dans ce slogan; il y a l’avenir qui anime ces jeunes, mais un présent incertain, comme l’expliquait le président de l’organisme Pierre Massie, en relatant le voyage humanitaire à Larock, en Haïti, qui aura été une révélation pour ces voyageurs de l’humanitaire.

Le pire vient d’Ottawa, ou plutôt ne vient plus de la capitale fédérale, alors que les Conservateurs ont transformé le programme AGIR au point de le rendre ingérable financièrement.

Il faut savoir que le Petit Peuple a construit sa propre maison sans subvention aucune et qu’il ne bénéficie que de l’appui de la Ville et du député, tout son financement provenant de ses activités bénévoles.

Le programme AGIR permettait d’œuvrer en réinsertion sociale, avec l’emploi de trois personnes, afin d’assumer la permanence de la maison sise au 500, boulevard Labelle, à Blainville, épicentre de beaucoup d’activités d’animation à l’intérieur et d’entraide à l’extérieur, notamment envers les personnes âgées, parce que l’aspect intergénérationnel est implicite à la mission du Petit Peuple.

De 2002 à 2012 donc, le Petit Peuple accompagnait régulièrement un groupe de huit décrocheurs sur une période de dix mois et la subvention récurrente permettait l’emploi d’un personnel d’encadrement. Mais le gouvernement Harper a réduit de 10 à 6 mois cet engagement, tout en précisant qu’il ne s’agissait plus d’une subvention, mais plutôt d’une contribution.

La différence n’est pas que sémantique. «Si nous dépassons nos prévisions, nous absorbons, et si nous économisons, nous remboursons», résume Pierre Massie, qui se voit forcé d’abandonner le programme AGIR.

«Il n’y en a pas d’argent, au Petit Peuple», résume le président de l’organisme qui recrute de jeunes volontaires de 16 ans et plus qui gèrent eux-mêmes leur maison.

«On a des partenaires, mais trop peu; ça suffit à peine à faire vivre la maison», admet-il. La difficulté tient à l’originalité du Petit Peuple qui n’appartient à aucun réseau, telles les maisons de jeunes qui ont des subventions à faire saliver notre homme.

Pour vous donner une idée, la troupe de Pierre Massie entreprenait son année avec 16 226 $ en banque. Un seul partenaire corporatif ferait toute la différence pour continuer à pourvoir au nombre de services à des personnes âgées ou handicapées, avec un projet absolument génial en Haïti.

Le Petit Peuple, c’est beaucoup de dévouement et de travail certes, mais c’est aussi le Noël des enfants qui a énergisé tout le monde et aussi des soupers et des camps comme des ciné-débats.

L’organisme était célébré, le 13 avril 2011, en recevant de la ministre Julie Boulet, le prix Hommage bénévolat-Québec. Le Petit Peuple avait aussi été reconnu avec le Prix de la Famille, en 1998, de la Fédération des unions de familles du Québec.

C’est donc au présent que ça se joue, alors que le Petit Peuple est à la recherche de partenaires pour soutenir sa mission communautaire d’entraide. Il vous suffit de composer le 450-971-2250 pour davantage de renseignements. 

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