- PUBLICITÉ -
Golf Rosemère, pétition, oréservation, parc

Le projet de l'administration Westram ne satisfait pas les 1800 signataires d'une pétition qui souhaiteraient qu'on en préserve une plus grande partie.

Le maire Westram rassure les citoyens

Le projet du golf de Rosemère contesté

«Nous prenons acte des questions et des suggestions de citoyens qui se manifestent présentement, mais une remise en question tardive de notre vision urbanistique ne serait pas respectueuse de l’ensemble de la communauté»

Lundi soir, le maire de Rosemère, Éric Westram, a débuté la séance du conseil par une longue allocution visant à faire le point sur le dossier du golf de Rosemère. C’est qu’est apparue en ligne, en juin, une pétition destinée à protéger et à restaurer le site de l’ancien golf de Rosemère, «un terrain d’une superficie de 60 hectares qui détient une grande valeur écologique, communautaire, éducationnelle et économique», soutiennent les contestataires à l’origine du dépôt de la pétition. Au moment d’écrire ces lignes, 1877 personnes l’avaient signée. Elle a été remise en main propre au maire Westram, le 13 août.

Dans son plan urbanistique, lequel a fait l’objet de nombreuses consultations depuis 2017 (10 activités de participation citoyenne qui ont permis de consulter près de 1700 citoyens au cours des 3  dernières années), Rosemère souhaite conférer une vocation «parc» à un minimum de 50 % du site de l’ancien golf et le rendre accessible à tous les citoyens. Près du trois quarts des personnes consultées en marge de ces consultations ont répondu être en accord avec ce plan.

90%

C’est ce chiffre de «50%» que contestent les signataires de la pétition. Ces derniers demandent ni plus ni moins que l’entièreté du terrain soit conservé.

«Les signataires de la pétition déplorent que la ville n’ait pas proposé d’options permettant de protéger et de restaurer écologiquement, au minimum la portion zonée publique (soit près de 90% du site) de l’ancien golf de Rosemère lors des récentes consultations publiques. Les signataires souhaitent que la Ville de Rosemère acquiert, protège et restaure ce vaste terrain d’une superficie de 60 hectares», indique le libellé de la pétition.

«Je tiens à souligner à grand trait que ce seuil de 50 % de préservation du site de l’ancien golf, ce n’est pas le conseil municipal qui l’a proposé lors des consultations publiques, ce sont les citoyens qui en sont arrivés à ce consensus de vouloir protéger ce ratio en espace vert lors de nos différents ateliers. Nous sommes votre porte-voix sur cet enjeu !», a insisté le maire Westram lors de la séance du conseil de lundi.

Il a notamment rappelé que 46 % des revenus de taxation de la Ville proviennent de la taxe foncière commerciale, un secteur, dit-il, «qui ne sera plus jamais le même» en raison de la pandémie et de la recrudescence des ventes en ligne.

«Le secteur commercial est crucial pour Rosemère et sa communauté, ce sont quelque 10 millions de dollars en revenus de taxation pour la Ville! Une baisse à ce niveau entrainerait tôt ou tard un transfert vers le secteur résidentiel», a dit Éric Westram, martelant que tous les membres du conseil municipal travaillent à protéger 50 % du site de l’ancien golf en espace vert, soit 30 hectares de terre.

«Ce n’est pas rien, peu de projets ont cette ambition! ».

Les étapes è venir

Grâce à ses trois années de consultations publiques sur le sujet, Rosemère affirme avoir maintenant en main «un plan très rigoureux». Ainsi, les prochaines étapes de planification sont la réalisation d’une étude indépendante sur la valeur écologique actuelle du site de l’ancien golf et la réalisation d’une étude indépendante sur l’évaluation marchande du terrain de golf.

«Avec ces résultats en main, nous pourrons, comme communauté, prendre les meilleures décisions possible. Le golf sera 100 % vert tant et aussi longtemps qu’un projet répondant aux exigences du Conseil n’aura pas traversé l’étape de l’acceptation citoyenne».», a conclu Éric Westram.

«L’administration s’est fait endormir !»

Au lendemain de la séance du conseil de Rosemère, mardi matin, c’est au nom des 1800 signataires que s’exprimait Philippe Daigle, citoyen de Rosemère et membre de l’Initiative citoyenne pour la protection et la restauration écologique du site de l’ancien golf de Rosemère. Il s’est dit «extrêmement déçu du conseil qui a effectué un virage à 180 degrés après avoir promis de protéger la plus grande partie possible de l’ancien golf et de ne pas changer son zonage

À leur sortie de la séance du conseil, lundi, vers 22 h 15, les personnes à l’origine de la pétition fulminaient.

«Malgré la forte volonté, au sein de la population, de protéger et renaturaliser le terrain de l’ancien golf, le conseil refuse de présenter des scénarios de protection ambitieux, se limitant à ne vouloir protéger que 50%. Or, simplement conserver le zonage actuel permettrait de protéger près de 90% du terrain alors que la région est en grave déficit d’espaces verts.»

Selon les représentants de l’Initiative citoyenne, «l’administration semble s’être fait endormir par le lobbyisme du promoteur qui ne veut que rentabiliser son pari financier en bétonnant cet espace vert au potentiel unique dans la région.»

Les familles et les aînés

Le maire de Rosemère, Éric Westram, questionné également à la suite de la séance de lundi, a réitéré son intention de conserver 50% de l’ancien golf.

Il a parlé des revenus de taxation, de la capacité de payer des citoyens, de développement durable, du «Central Park de Rosemère», mais aussi de l’importance pour les jeunes familles et les aînés d’avoir accès à un toit à Rosemère, et ce, à des prix abordables.

«Nos aînés qui ont passé 30 ou 40 ans à Rosemère ne devraient pas avoir à s’expatrier dans les villes voisines tandis que les jeunes familles qui arrivent à Rosemère pour s’y établir doivent pouvoir  s’acheter une maison. Nous avons pensé aux deux extrémités.»

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top