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Le lock-out est terminé

Photo Nicolas T. Parent

Le lock-out est terminé à l’usine Paccar de Sainte-Thérèse. Les employés sont de retour au travail.

Paccar: Le lock-out est terminé

Entente entre Paccar et ses employés

Les 1 400 employés de l’usine Paccar de Sainte-Thérèse, membres d’Unifor, ont accepté la troisième offre patronale qui leur a été présentée, dimanche dernier, mettant ainsi fin à un conflit de travail qui durait depuis le 1er décembre dernier. C’est donc dire que le lock-out est terminé et que les employés sont maintenant de retour à leurs postes.

«Nous avons obtenu des gains vraiment importants, a commenté Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor, mais l’une des priorités de cette négociation n’a malheureusement pas pu être obtenue à savoir l’élimination de la disparité de traitement dans le régime de retraite. Et c’est ce qui nous désole le plus. Ce n’est pas normal que des travailleuses et travailleurs doivent subir un lock-out et risquer leur emploi pour éliminer ce qui est maintenant considéré comme illégal. Il est plus que temps que la loi soit changée. Ce conflit en fait la démonstration évidente.»

Les régimes de retraite

Il faut rappeler que deux régimes de retraite à prestation déterminée coexistent au sein de l’entreprise, et ce, selon la date d’embauche des salariés. On compte le groupe A composé des plus anciens, qui obtient une rente plus généreuse que ceux du groupe B. C’est ce qu’on appelle un régime de retraite à deux vitesses, aux dires des porte-paroles d’Unifor.

Notons que depuis juin 2018, il est illégal, selon eux, de négocier ce genre de disposition puisqu’il s’agit «d’une disparité salariale basée sur la date d’embauche» .

«Le problème, c’est que la loi ne l’interdit pas pour les conventions collectives qui ont été négociées avant cette modification» , mentionne-t-on, dans un communiqué de presse.

«La compagnie Paccar fait de l’argent sans bon sens, mais a refusé de régler cette problématique, de déplorer Martin Lambert, représentant national d’Unifor. Même si nous avons pu amoindrir en partie l’écart entre les deux groupes, il demeure que la différence est toujours de 15 $ par mois par année de service. C’est considérable. Il faut aussi prendre en compte que l’employeur a fait planer un possible déménagement de la production dans d’autres usines.»

Des gains

De son côté, la nouvelle convention collective contient de nombreux gains. On compte 15 % d’augmentation de salaire sur 5 ans, l’élimination du groupe A et B sur le calcul de l’ancienneté, une majoration des rentes de retraite dont celle du groupe B qui est augmentée de 35 % (ce qui réduit l’écart avec le groupe A à 27 %), l’ajout d’un deuxième représentant à la prévention, l’augmentation des primes de quarts de travail et la majoration des maximums de revenus en assurances collectives, ce qui était une autre des priorités de la négociation.

«Il est plus que temps que le gouvernement légifère pour nous aider à régler ces situations injustes et inéquitables. Mais attention, que ce ne soit pas fait en rabaissant les conditions des régimes de retraite. Il faut niveler vers le haut et non vers le bas» , a conclu le dirigeant syndical.

Paccar emploie ces membres d’Unifor qui fabriquent des camions de marques Peterbuilt et Kenworth. Rappelons que l’employeur a décrété un lock-out le 1er décembre dernier.

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