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Le grand-duc, maître de la nuit

De l’Argentine à l’Alaska

Oiseau mythique vénéré par les peuples amérindiens, le grand-duc d’Amérique habite l’ensemble de l’Amérique, même si on le voit rarement.

Ce grand hibou aux yeux jaunes a une allure brunâtre et présente une poitrine striée à l’horizontale surmontée d’une bavette blanche. Deux longues aigrettes se dressent sur sa tête. Ses yeux sont immobiles, mais l’orbite est mobile. Il doit donc se tourner la tête pour voir. Il peut faire une rotation de 270 degrés, ce qui lui permet de «voir dans son dos».

Ailes déployées, il atteint une envergure de plus 125 centimètres, une taille environ trois fois plus grande qu’un geai bleu.

De l’Argentine à l’Alaska, le grand-duc fréquente les forêts de feuillus et de conifères ainsi que des boisés près d’un cours d’eau ou d’un champ. Au Québec, on le retrouve dans toutes les régions.

Il passe inaperçu parce qu’il est actif la nuit et que son vol est un chef-d’œuvre de discrétion. Ses plumes extérieures se terminent par de petites aspérités, ce qui atténue grandement le bruissement des ailes.

Par son vol silencieux et grâce à son ouïe très fine, il détecte et surprend sa proie, l’attaque avec ses serres acérées et la dépèce. Il avale tout rond une petite proie comme un mulot. Il rejette sous forme de boulettes les os, les poils et les plumes. On peut trouver ces boulettes au pied d’un arbre, ce qui témoigne de sa présence.

L’agitation de corneilles au-dessus d’un groupement d’arbres s’avère aussi un indice de sa présence. Elles tournent autour de l’intrus en vociférant, un manège qui force le grand-duc à s’envoler.

Le régime alimentaire de ce grand hibou est varié. Il mange petits et grands oiseaux et aussi des mammifères comme le lièvre, l’écureuil et la mouffette. En fait, son alimentation est marquée par l’opportunisme, c’est-à-dire qu’il se nourrit des proies les plus abondantes dans son milieu.

Le grand-duc d’Amérique fait partie de la famille des strigidés, groupe de rapaces nocturnes comme la chouette rayée, la petite nyctale et le hibou moyen-duc.

Son chant égrené de ululements (hou hou hou!) résonne dans la nuit.

Le moyen-duc

Le hibou moyen-duc ressemble au grand-duc d’Amérique en format moyen. De la taille d’une corneille, le moyen-duc porte aussi des aigrettes alors que les lignes sur sa poitrine sont disposées à la verticale.

Cet oiseau trouve domicile dans des boisés en bordure de champs et terrains ouverts. Il habite toutes les régions du Québec, notamment au Lac-Saint-Jean où l’on a découvert plusieurs nids. Son territoire demeure cependant mal connu au Québec, en raison de ses moeurs nocturnes. On peut voir à l’occasion certaines espèces de hiboux à l’aube ou à la brunante, mais on peut rarement surprendre le moyen-duc, car il s’active seulement quand la nuit enrobe le paysage.

Le petit-duc maculé

Le petit-duc maculé évoque le grand-duc d’Amérique en mode miniature. Ses deux aigrettes ressemblent à des oreilles et ne sont pas toujours visibles.

Ce hibou se répartit en deux populations; l’une de forme rousse, l’autre de coloration grise.

Il fréquente les bosquets, les vergers et les petits parcs du sud du Québec. Il réside dans une cavité d’arbre, ce qui le rend fort discret.

On peut donc ignorer sa présence sauf s’il émet son chant fort spectaculaire composé d’un hennissement prolongé.

Journaliste indépendant pour divers magazines et autodidacte dans l’apprentissage de l’ornithologie, Bernard Cloutier est vice-président de la Société ornithologique de Lanaudière. Il est aussi conférencier et rédacteur en chef du bulletin L’Oriole, publié par cet organisme. Pour lui écrire: b.clou@hotmail.com

 

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