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Le golf de Lorraine serait transformé en quartier résidentiel

Après 70 années d’opération, le Club de golf de Lorraine pourrait fermer ses portes.

Barry et Arnold McClean.

Le golf de Lorraine serait transformé en quartier résidentiel

La famille McClean a accepté une proposition d’achat

Barry et Arnold McLean, propriétaires du Club de golf de Lorraine, ont récemment accepté une proposition d’achat d’un groupe de promoteurs. Le souhait de ces derniers est de construire, sur une bonne partie de ce terrain de quelque 5 millions de pieds carrés, 500 unités d’habitations, un aréna, une piscine publique et une résidence pour personnes âgées. Il ne manque que l’aval de la Ville.

Le nouveau quartier proposerait 500 habitations, en plus d’un boisé dans lequel serait tracé un réseau de sentiers pour les randonnées pédestres, en raquette ou en ski de fond tout le long du boulevard de Gaulle. Les habitations ne seraient pas visibles du boulevard de Gaulle et seraient construites «pour répondre aux besoins des familles» .

«Nous avions plusieurs propositions sur la table, une dizaine en tout, dont une meilleure offre, mais si c’est celle-là que nous avons acceptée, c’est que des Lorrains font partie du groupe d’acheteurs» , a indiqué Arnold McLean, rencontré vendredi, au club de golf. Il était accompagné de son cousin et copropriétaire, Barry McLean.

En plus de Lorrains, GAB Construction et Groupe Charplexe sont les deux constructeurs impliqués dans la transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé. Une chose est certaine toutefois, c’est que les discussions entre les parties ne datent pas d’hier. Elles ont en effet débuté «en 2014 ou 2015» , si les McLean se rappellent bien.

«La business va bien. Il n’est pas là le problème. Mais j’ai 72 ans et nous n’avons pas de relève, ni l’un ni l’autre. Nos enfants ne sont pas intéressés à poursuivre. Il était donc temps pour nous de vendre» , d’expliquer Arnold McLean.

Changement de zonage nécessaire

Le fait que trois maires différents, Ramez Ayoub, Lynn Dionne et maintenant Jean Comtois, aient dirigé Lorraine, depuis le début des discussions, n’a pas aidé à faire avancer le dossier de la vente du Club de golf de Lorraine. C’est qu’un changement de zonage est nécessaire pour pouvoir procéder.

«Chaque fois, le dossier recommence à zéro. Chaque nouvelle administration se passe la balle» , déplore Barry McLean, qui est pourtant d’avis que la construction de ce nouveau quartier amènerait tellement plus aux Lorrains et Lorraines, surtout que l’accès à un terrain de golf est exclusivement réservé aux golfeurs tandis qu’avec ce projet, soutient-il, tous les Lorrains pourront en profiter.

«Le projet proposé répond aux besoins des citoyens de Lorraine. Et pour cette Ville, bâtie au début des années 60, cela lui donne la chance d’avoir sur son territoire un projet du 21e siècle, une place invitante que les gens pourront visiter à pied.»

«Rien d’officiel»

Questionné à savoir où en était sa réflexion au sujet de ce possible développement sur ce terrain de golf vieux de 70 ans, le maire de Lorraine, Jean Comtois, a rappelé que rien n’avait encore été signé.

«Ça fait 24 ans que je suis à Lorraine et ça fait 24 ans que le club est vendu! Ça me fait toujours rire! Le golf n’est pas vendu. Nous n’avons aucune information là-dessus» , a dit M. Comtois, rappelant que le club de golf est une entreprise privée, et qu’il ne participe donc pas aux discussions.

«Ce que je peux vous dire toutefois, de poursuivre le maire Comtois, c’est que ce terrain est zoné «golf» et que le prochain acquéreur doit en être conscient. Il n’y aura pas de construction-là demain matin. Comme vous, on entend des pourparlers, mais pour nous à la Ville, il n’y a rien d’officiel!»

Soulignons que la Ville de Lorraine a récemment proposé la construction d’un mini-complexe sportif dans le parc Lorraine qui comprendrait notamment un aréna. Des soirées d’informations à ce sujet ont déjà eu lieu. La Ville souhaite aussi ajouter sur son territoire une résidence pour personnes âgées.

«Je ne dis non à rien, a conclu Jean Comtois. Ceci étant dit, nous sommes loin d’une entente possible.»

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