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Guido Benedetti, directeur général de la Ville de Rosemère.

Le DG de Rosemère devra répondre aux accusations

Cour supérieure

Guido Benedetti, directeur général de la Ville de Rosemère, a tenté en vain, le 20 juin devant la Cour supérieure, de faire arrêter les procédures entreprises contre lui par le Conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) en 2018, pour des événements remontant à la période 2005-2012, alors qu’il était directeur général de la Ville de Longueuil.

M. Benedetti s’était en effet pourvu en révision judiciaire de trois décisions rendues le 20 mars 2018, par le Conseil de discipline de l’OIQ. Il demandait un arrêt des procédures judiciaires pour délai irraisonnable, le rejet des deux chefs de la plainte disciplinaire déposée contre lui par Réal R. Giroux, du syndic de l’OIQ et des précisions sur les chefs de cette plainte.

Or, selon le juge Bernard Synnot, de la Cour supérieure, «les questions analysées par le Conseil de discipline et les conclusions auxquelles il en arrive sont conformes au droit applicable et ne revêtent surtout pas un caractère déraisonnable» .

«Au contraire, écrit le juge Synnott, les décisions du Conseil de discipline font partie des issues possibles, elles sont bien motivées, elles font état de la jurisprudence et du droit applicable, elles sont intelligibles, bien présentées, bien développées et passent aisément le test de la raisonnabilité» .

«Procédés malhonnêtes et douteux»

Rapspelons que M. Benedetti, entré en fonction le 14 mars 2016 à titre de directeur général de la Ville de Rosemère, avait été convoqué par le Conseil de discipline de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), en janvier 2018, pour sa participation présumée à «un système permettant de contourner le processus d’appel d’offres» , alors qu’il occupait le poste de directeur général de la Ville de Longueuil, entre 2005 et 2012.

La plainte déposée par le syndic de l’OIQ suggère que M. Benedetti «a fait défaut de s’acquitter de ses obligations professionnelles en recourant ou en se prêtant à des procédés malhonnêtes ou douteux, soit en tolérant un système de partage de contrats permettant de contourner le processus d’appel d’offres de la Ville de Longueuil» . Ce faisant, peut-on également lire dans la plainte déposée, M. Benedetti aurait manqué d’intégrité et porté ombrage à la profession, contrevenant ainsi au Code de déontologie des ingénieurs et au Code des professions.

À la Ville de Rosemère, le maire actuel, Eric Westram n’a pas commenté. Toutefois, il avait déjà témoigné sa confiance envers son directeur général, répétant qu’il ne faille présumer de rien.

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