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Le député Simon Marcil insiste sur l’urgence d’agir

Le député fédéral de Mirabel, Simon Marcil

Le député Simon Marcil insiste sur l’urgence d’agir

Crise dans les médias

Insuffisantes, voilà comment juge le député fédéral de Mirabel, Simon Marcil, les mesures contenues dans le budget fédéral que vient de déposer le ministre Bill Morneau, dans le but d’aider les médias, y compris ceux de la presse écrite.

Insuffisantes, voilà comment juge le député fédéral de Mirabel, Simon Marcil, les mesures contenues dans le budget fédéral que vient de déposer le ministre Bill Morneau, dans le but d’aider les médias, y compris ceux de la presse écrite.

Invité à commenter la situation – et la crise – que vivent ces temps-ci les médias, le député maintenant membre du Groupe parlementaire québécois, tout en reconnaissant d’abord leur importance, a manifesté son inquiétude et a insisté sur l’urgence d’agir.

S’attaquer au réel problème

«Malgré le fait qu’il y aura inévitablement un tournant majeur vers le Web, tournant que nous constatons actuellement, la presse écrite a toujours sa place. L’information qu’on y retrouve est diversifiée et vérifiée. Il en va de la vitalité de nos communautés et cela passe également par la presse écrite locale. Donc, oui, il y a urgence d’agir» , de souligner, dans un premier temps, le député Marcil, pour qui les deux mesures contenues dans le plus récent budget fédéral sont «tout simplement insuffisantes» .

Celui-ci ajoute que les «gouvernements se doivent d’intervenir intelligemment afin de soutenir financièrement les médias locaux écrits» , mais dit constater que le gouvernement fédéral «refuse de s’attaquer au réel problème que représentent les géants américains du Web lesquels, on l’apprenait cette semaine, concentrent 70 % des revenus publicitaires au Canada, sans payer la totalité des taxes et impôts qui y sont rattachés» .

Le député Marcil précise, par ailleurs, que son action dans ce dossier se déploiera en trois temps: sensibiliser la population de la pertinence et de l’utilité de la presse locale écrite; assurer le soutien direct de son bureau de député envers la presse écrite locale par le moyen de publicités et de partenariats ponctuels; et faire pression sur le gouvernement afin que ce dernier se saisisse de la question et présente des solutions sur la table.

«Force est de constater que cette tâche est loin d’être terminée, car le gouvernement canadien a lamentablement échoué dans sa proposition» , de conclure le député Simon Marcil.

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