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Le CISSS et l’APTS se renvoient la balle

Nombre de postes vacants à la DPJ

Lorsque l’on comptabilise le nombre de postes occupés versus le nombre de vacants au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, il importe de faire la distinction entre les postes permanents et les postes temporaires, a-t-on appris cette semaine.

Dans un texte récemment publié dans ces pages, Marie-Ève Meilleur de l’APTS (l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux) déplorait le fait que sur un total de 888 postes attitrés à la jeunesse dans les Laurentides, 161 étaient vacants, soit près de 20 %.

Mis au fait de ces chiffres, la représentante du CISSS des Laurentides, Anick Drouin, nous avait plutôt répondu que 39 postes n’étaient pas comblés. En poussant plus loin nos recherches, nous avons compris que la différence de 122 postes entre l’affirmation de l’APTS et la réponse du CISSS s’explique clairement.

«Les chiffres, l’APTS ne les a pas inventés!», s’est exclamé Marie-Ève Meilleur lorsqu’elle a constaté que le CISSS affirmait, dans notre édition de la semaine dernière,  que 95 % des postes en DPJ et en DJ (Direction de la jeunesse) étaient occupés.

«Sur ces postes vacants, a-t-elle poursuivi, il y a des gens qui sont en assignations temporaires, d’où le 95 % comblé de l’employeur. Il n’en demeure pas moins que personne n’est nommé sur le poste, donc le poste est vacant tel que nous l’avons avancé. »

Le regard de la clientèle

Contacté de nouveau à ce sujet, le CISSS a indiqué avoir fourni une réponse à notre question «en fonction du regard de sa clientèle» et donc, n’avoir pas fait de distinction entre les postes comblés par les titulaires de ces postes ou des remplaçants occasionnels.

«Pour les jeunes et leurs familles, a dit Anick Drouin, du CISSS, l’essentiel est d’avoir un intervenant qui offre des services, titulaire de poste ou pas. Nous avions mis en lumière les postes totalement vacants puisque ce sont ceux-là qui ont un impact réel sur notre capacité à offrir des services.»

Mme Drouin a ajouté que plusieurs postes étaient effectivement dépourvus de leur titulaire et que plusieurs motifs expliquaient cette situation.

«On peut penser à titre d’exemple aux nombreux congés de maternité, aux remplacements de vacances, aux congés de maladie et effectivement, une portion de ces postes est vacante en lien avec des démissions ou des départs vers d’autres secteurs de notre organisation», a-t-elle mentionné avant d’ajouter que la plupart des postes vacants étaient toutefois assumés par des remplaçants dans l’attente du retour du titulaire du poste ou encore en attente d’un prochain titulaire suite à un affichage de poste.

«En ce qui concerne votre question de définition d’une assignation temporaire, il s’agit d’un poste offert en remplacement à quelqu’un pour assurer la continuité des services. Donc une assignation temporaire n’est pas nécessairement négative et ne signifie pas automatiquement qu’elle est causée par l’exode du personnel», a conclu Mme Drouin, assurant à la clientèle que l’organisation qu’elle représente n’hésite pas à déployer diverses stratégies pour attirer et conserver ses ressources humaines.

 

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