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Steve Bouchard Csn

Steve Bouchard, vice-président du STTLSSS-CSN.

Le CISSS des Laurentides fait remorquer les voitures de leurs employés

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux (STTLSSS-CSN) se demande comment le CISSS peut penser être un employeur de choix dans les Laurentides quand il fait remorquer les voitures de leurs propres employés pour les changer de stationnement et leur refiler la facture par la suite?

Toujours selon le syndicat, la haute direction du CISSS se comporte très cavalièrement dans ce dossier. «Aucun gestionnaire au Québec ne ferait un tel affront à ses employés. N’oublions pas que les employés du CISSS doivent payer leur stationnement pour aller travailler, et ce, même s’il n’y a pas assez d’espaces et qu’aucun transport collectif n’est offert. C’est inacceptable que les cadres de la haute direction cautionnent ces actions»,

a mentionné Steve Bouchard, vice-président du STTLSSS-CSN.

«Depuis plus d’un an, ajoute-t-il, le syndicat dénonce les problématiques avec le stationnement. Les employés paient leur stationnement et ils sont obligés de laisser leur automobile dans les rues environnantes en raison du manque de places. De plus, la majorité de nos membres n’ont pas accès au transport en commun pour aller au travail.

C’est une aberration et pour en rajouter, l’employeur fait remorquer ces mêmes travailleurs qui paient à chaque deux semaines leur stationnement.»

Le syndicat rappelle qu’en février 2017, l’employeur du CISSS des Laurentides avait aussi fait remorquer la voiture d’un employé qui était stationnée légalement sur le terrain de l’établissement. À l’époque, cet événement avait pris des proportions incontrôlables à la suite à cette mésaventure. Les dirigeants de l’époque avaient mentionné que cette situation ne se reproduirait plus et que ce dossier serait géré administrativement par le département des ressources humaines. Or, les nouveaux directeurs n’ont pas fait le suivi avec les anciens puisqu’ils ont de nouveau fait remorquer le véhicule d’un membre CSN.

À l’hôpital de Saint-Eustache, l’employé s’est rendu à sa voiture pour s’apercevoir qu’il se l’était fait voler par l’employeur. Selon le syndicat CSN, la direction savait très bien que ce véhicule appartenait à l’un de ses employés parce que le remorqueur a pris soin de déplacer la voiture dans le stationnement des employés et de lui mettre une facture de 85 $ dans son pare-brise.

À propos du STTLSSS–CSN

Le STTLSSS–CSN représente plus de 6 100 membres oeuvrant sur l’ensemble des sept territoires des Laurentides: Antoine-Labelle, Argenteuil, Lac-Des-Deux-Montagnes, Pays-d’en-Haut, Saint-Jérôme, des Sommets ainsi que Thérèse-de-Blainville. Les membres proviennent des catégories 2 et 3, comme déterminé par la Loi et regroupent, entre autres, des préposés-es aux bénéficiaires, des agentes administratives, des intervenants-es en services sociaux, différents corps des métiers et plusieurs autres. Pour de plus amples renseignements, visitez le [www.csn-lsss.ca] ou consultez la page Facebook du syndicat.

Réaction du CISSS

Par l’entremise de Myriam Sabourin, conseillère cadre de la direction générale adjointe, voici la réaction du CISSS: «Nous pouvons confirmer qu’effectivement, le 4 octobre dernier, l’établissement a dû procéder au remorquage d’une voiture stationnée dans un endroit interdit à tous, soit dans le secteur du quai de chargement de l’Hôpital de Saint-Eustache, un espace réservé à la réception de la marchandise nécessaire à la prestation des soins et services aux patients. Le propriétaire de ladite voiture, un employé de notre établissement, avait préalablement reçu deux avis verbaux et quatre avis écrits lui signifiant qu’il est interdit de stationner à cet endroit et ainsi bloquer les activités essentielles au fonctionnement de l’hôpital.»

 

Elle a ajouté: «Il est plus qu’inhabituel que l’établissement ait à procéder ainsi. Nous sommes heureux de compter sur la collaboration des employés et des usagers qui respectent aisément les consignes de stationnement dans nos quelque 80 installations. En fait, dans les trois dernières années, il s’agit seulement de la deuxième fois où nous nous trouvons dans l’obligation de procéder ainsi auprès de nos 8500 employés détenteurs de permis de stationnement.»

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