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Le CISSS contredit les chiffres de l’APTS

Problème de recrutement à la DPJ

La semaine dernière, en marge d’une entrevue réalisée avec Marie-Ève Meilleur de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), celle-ci nous informait que, selon les chiffres obtenus, 161 postes étaient vacants à la DPJ et dans les centres jeunesse, sur un total de 888 postes existants, soit 18 % des emplois. Au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, on parle plutôt de 39 postes non comblés.

«C’est un réel problème dans les Laurentides», indiquait Mme Meilleur, avant d’ajouter que ce va-et-vient de nouveaux éducateurs et travailleurs sociaux engendrait inévitablement des conséquences chez les jeunes, qui doivent notamment composer avec de nouveaux visages et une surcharge de travail.

Anick Drouin, agente d’information au CISSS, tempère toutefois ces propos en mentionnant que sur les 790 postes dédiés aux intervenants en protection de la jeunesse sur le territoire desservi par le CISSS des Laurentides, 39 postes étaient actuellement vacants.

«C’est donc dire que 95 % des postes existants sont occupés», d’insister Mme Drouin.

Exode

Quant au problème d’exode des professionnels auquel faisait état la représentante de l’APTS, il est bien réel. En 2019-2020, on relevait 184 départs d’intervenants œuvrant à la mission de la protection de la jeunesse, selon les chiffres fournis par le CISSS.

«Le défi est bien réel de contrer l’exode de notre personnel, comme pour toutes les régions. C’est un métier très délicat que celui de travailler auprès des enfants les plus vulnérables et de leur famille, dans le contexte de l’application de la Loi sur la protection de la jeunesse», a mentionné Anick Drouin citant comme qualité essentiel d’un travailleur auprès de la jeunesse le fait d’être confortable à travailler avec un doigté qui favorise la création d’une relation de confiance entre l’intervenant et la famille.

«Les situations suivies sont lourdes, la pression est forte et le fait de côtoyer au quotidien une grande détresse sont des défis importants pour les intervenants. Et cela, malgré l’engagement et l’adhésion du personnel qui ont les familles vulnérables et les enfants tatoués sur le cœur», de préciser la porte-parole du CISSS des Laurentides.

Elle a ajouté que son employeur prend «très au sérieux» l’ensemble des besoins de main-d’œuvre à combler dans chacun des secteurs de son organisation. Spécifiquement pour les secteurs jeunesse et DPJ, plusieurs actions sont mises de l’avant afin de rehausser le recrutement et l’embauche.

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