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Le canard branchu: chef-d’œuvre de la nature

Le canard branchu étale une véritable palette de couleurs.

Le canard branchu: chef-d’œuvre de la nature

Le canard branchu est sans contredit l’un de nos oiseaux les plus spectaculaires. Paré de rouge sur le bec, d’un collier blanc, d’une touche de bleu aux éclats jaunes sur les ailes, d’un dos vert et d’une poitrine brune tapissée de points blancs, le canard branchu étale une véritable palette de couleurs.

De plus, ce canard aux yeux rouges affiche une tête verte surmontée d’une huppe de la même couleur, traversée par une fine ligne blanche.

Cette huppe, unique chez les anatidés (famille des canards), lui a d’ailleurs valu, pendant longtemps, son ancien nom de canard huppé, une appellation qui demeure familière pour beaucoup d’ornithologues.

La beauté de l’oiseau fascine les peintres et les sculpteurs sur bois qui aiment bien reproduire ou interpréter ce chef-d’œuvre de la nature.

Dénuée de huppe, la femelle présente également une allure racée avec sa tête gris charcoal, ses lunettes blanches autour de l’œil, et ses rayures brunes sur une poitrine blanche.

Nid dans une cavité d’arbre

La plupart des canards nichent au sol, à l’exception du canard branchu, du garrot à œil d’or, du petit garrot et du harle couronné qui optent pour une cavité dans un arbre.

La maison de naissance du canard branchu s’avère souvent une ancienne excavation exécutée par le grand pic ou une cavité issue d’un accident naturel, telle la foudre ou la grêle.

Située dans un marais ou autres milieux humides, la cavité renferme 12 œufs (en moyenne) couvés par la femelle. Celle-ci peut extraire du duvet à sa poitrine afin de tapisser le nid.

Après l’éclosion, les oisillons emploient leurs griffes pour se hisser jusqu’à l’entrée du nid. Battant maladroitement des ailes, ils se retrouvent sains et saufs sur le sol, sous la garde attentive de la mère.

À l’instar de plusieurs espèces de canards, la femelle élève seule les petits, un apprentissage d’une durée d’environ deux mois avant l’autonomie des jeunes.

Au début des années 1900, l’espèce était en péril, en proie à une chasse intensive en Amérique du Nord. Face à ce danger, les gouvernements du Canada et des États-Unis ont décrété l’interdiction totale de la chasse, entre 1918 et 1941.

De plus, des ornithologues de la Nouvelle-Angleterre ont conçu, dans les années 1940, des nichoirs destinés aux canards branchus.

Cette initiative a fait boule de neige: des cabanes d’oiseaux ont été installées par milliers sur des arbres, dans divers endroits en Amérique du Nord, notamment au Québec.

Dans les Basses-Laurentides, des nichoirs à canard branchu se trouvent dans divers sites, entre autres au marais Tylee de Rosemère et au Parc du Domaine-Vert, parc forestier de la Régie intermunicipale de Blainville, Boisbriand, Mirabel et Sainte-Thérèse.

Printemps hâtif pour les oiseaux

Par rapport aux années précédentes, plusieurs espèces d’oiseaux sont apparues cette année très tôt dans nos régions, selon le site Date des premiers migrateurs dans le sud du Québec. Il va sans dire que les températures records enregistrées en mars, au Québec, en Ontario et aux États-Unis, ont probablement accéléré la migration.

Une hirondelle bicolore a été observée dès le 10 mars, à Pointe-Fortune, comparativement à la date moyenne du 23 mars. Un bruant familier a été noté le 22 mars, à Mont-Royal, ce qui représente quelque 18 jours d’avance par rapport à la moyenne. Une grande aigrette a été aperçue à Montréal (Verdun), le 10 mars, devançant d’un mois son arrivée habituelle.

Plusieurs autres espèces ont migré hâtivement, notamment le balbuzard pêcheur, la bécasse d’Amérique, le carouge à épaulettes et le moucherolle phébi.

Ces données sont tirées du site personnel (et sans prétention scientifique) de Pierre Bannon, ornithologue émérite qui collige depuis plus de 20 ans les dates d’arrivée des oiseaux migrateurs au Québec: [http://pages.infinit.net/pbannon/datemoyennearrive.htm].

Journaliste indépendant pour divers magazines et autodidacte dans l’apprentissage de l’ornithologie, Bernard Cloutier est membre de la Société ornithologique de Lanaudière. Il est aussi animateur, guide et conférencier. Pour lui écrire: b.clou@hotmail.com

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