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Le cadeau du partage humain: bénévole le 25 décembre

Pour Yvan Boudreault

Le cadeau du partage humain: bénévole le 25 décembre, c’est vivre Noël pleinement!

Jour de célébration attendu, Noël représente, pour la plupart des gens, l’occasion de festoyer en famille et d’échanger des cadeaux. Or, pour Yvan Boudreault, un bénévole de Sainte-Thérèse, aller visiter des personnes âgées seules représente le plus beau cadeau qu’il estime pouvoir offrir, celui du partage humain.

Depuis qu’il a pris sa retraite, cet homme de 70 ans se rend chaque mercredi au Centre Drapeau-Deschambault pour y rencontrer des bénéficiaires. Il discute avec eux, les écoute et tente, du mieux qu’il le peut, d’apaiser leurs inquiétudes face à l’ultime frontière qu’ils devront traverser un jour ou l’autre.

«Si vous saviez comme les besoins sont immenses! Ici, il y a 230 résidents. Je pourrais distribuer des cadeaux, mais ce n’est pas ce qu’ils veulent. Ces résidents ont besoin d’écoute et d’attention. Surtout d’écoute. Beaucoup d’entre eux vont être seuls, car personne ne vient les visiter. C’est pourquoi je continue à faire mon bénévolat le jour de Noël», confie Yvan Boudreault.

Le 25 décembre prochain, il se rendra donc au Centre. Il se promènera d’une pièce à l’autre pour offrir ses vœux aux résidents et échanger quelques mots avec eux afin de leur donner un peu de cette chaleur humaine qui leur manque tant.

Loin d’envisager sa journée de bénévolat comme un sacrifice, passer ce 25 décembre en compagnie de gens qui ont besoin de lui prend tout son sens à ses yeux: «On ne sacrifie pas son Noël en étant bénévole. Au contraire, je vis pleinement le sens de Noël. Et c’est le vrai sens du bénévolat.»

De toute façon, croit‑il, les gens se rencontrent durant le réveillon pour échanger des cadeaux, puis ne font rien le jour même de Noël. «Et ils sont malheureux que les magasins ne soient pas ouverts. L’endettement du Canadien est à 165 %. C’est grave, on est le 4e pays le plus endetté au monde. Tu consommes et consommes, et tu n’es pas plus heureux. C’est comme un désert. Les gens ne se satisfont pas dans ce qu’ils auraient le plus de besoin, le partage.»

Issu d’une famille de 14 enfants, ce Saguenéen d’origine s’est fait inculquer des valeurs humaines d’entraide et de partage très jeune. Il se désole qu’elles tiennent si peu de place dans la société actuelle. «S’endetter pour les cadeaux, ce n’est pas ça, le vrai sens de Noël. C’est le partage, l’écoute, l’accueil, la rencontre de l’autre.»

Durant ses 60 ans de vie à Chicoutimi (oups! Saguenay), il s’est longtemps impliqué dans diverses organisations, notamment les scouts et les cadets de l’Air. «Le bénévolat, ça apporte un équilibre dans sa vie. Ça rapporte plus que ce que l’on donne. Juste écouter ces personnes et les entendre me dire merci à chaque fois, c’est important, ce sont des moments précieux», confie M. Boudreault, qui est aussi père et grand‑père.

«Depuis que je fais du bénévolat, je me sens une meilleure personne. Quand on est appelé à écouter l’autre, on essaie de ne pas le critiquer ni de le convertir. Ça m’a rendu moins critique, plus à l’écoute. J’ai plus de douceur et de tolérance.»

Pour lui, le vrai sens du don de soi tient dans cette phrase très poétique du Libanais Khalil Gibran: «C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit.»

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