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Le 28 février: Grève des responsables des services de garde de la CSN

Les responsables de services de garde (RSG) en milieu familial de la CSN annoncent la tenue d’une grève à l’échelle nationale le 28 février prochain. Cette grève, d’une demi-journée, a été votée au cours des dernières semaines et fait écho à l’inquiétude partagée par les RSG de la CSN quant à la pérennité du réseau de services de garde en milieu familial.

Interpeller le gouvernement, avertir la population

«Ce n’est jamais facile de prendre la décision de tenir une grève. Nous sommes dévouées à nos enfants et aux parents qui nous font confiance, mais là, nous constatons qu’il faut lancer un message fort et unifié quant à l’avenir des services de garde. L’attitude du gouvernement nous fait craindre le pire et les négociations en cours ne présagent rien de positif pour la suite des choses. Ce n’est pas compliqué, on se demande si le gouvernement cherche volontairement à fragiliser le réseau des RSG», explique Karine Morisseau, porte-parole et représentante des RSG de la CSN.

Fragiliser un maillon important des services à la petite enfance

Cette inquiétude se fonde sur un ensemble de constats que souhaitent partager les RSG avec la population. «Nous tiendrons cette grève pour nous assurer que des aspects méconnus de notre réalité soient pris en considération. Par exemple, peu de gens savent que lorsqu’on tient compte de notre nombre d’heures de travail réel, soit 50, voire 55 heures par semaine, notre rémunération équivaut à un taux horaire en dessous du salaire minimum!», ajoute Karine Morisseau.

Le ministère de la Famille répond à cette iniquité en proposant une augmentation de la rémunération de l’ordre de 6,5 % étalée sur 5 ans, soit un taux en deçà de l’inflation. «Pour un gouvernement qui fait de la famille et de l’éducation une priorité, c’est une offre qui ne couvre même pas l’augmentation du coût de la vie. Cette situation a pour conséquence de nous appauvrir et de nous fragiliser, car nous tenons à maintenir le même niveau de qualité dans la prestation de nos services», commente Karine Morisseau. En effet, le réseau se fragilise à grande vitesse alors que plus de 20 % des RSG ont quitté la profession ces dernières années. «À l’heure actuelle, ce sont près de 92 000 enfants qui sont pris en charge par le réseau. Or, nous sommes inquiètes, puisque les conditions de travail sont de moins en moins attractives, voire reculent, et le message que nous livre le gouvernement ne fait rien pour valoriser la profession et assurer la viabilité des services», estime Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Le gouvernement ne peut plus esquiver la question

Les RSG ont contribué à bâtir l’offre de services de garde et contribuent quotidiennement à la prospérité économique du Québec en offrant une option de qualité aux parents, qui en retour, peuvent investir le marché de l’emploi.

«Le gouvernement saisit-il bien la contribution sociale et économique des RSG? Le gouvernement reconnaît-il l’importance de ce secteur d’activité composée à 99 % de femmes? Est-ce que le gouvernement, par des offres en deçà de l’inflation ou des projets de maternelles 4 ans représentant plus d’un milliard de dollars, cherche à étouffer un réseau qui a fait grandir le Québec? C’est la question qu’on lui pose. C’est la question que notre grève pose. Accepter les offres actuelles du gouvernement, c’est accepter de voir disparaître notre réseau. Je doute que les parents et la population soient d’accord avec cela», affirme Karine Morisseau.

«Les RSG de la région des Laurentides veulent démontrer par cette grève leur volonté de dénoncer le sous-financement octroyé par le ministère dans le réseau. Prenons par exemple la subvention pour le repas, le ministère verse 2,65 $ par enfant pour fournir un repas et deux collations, ce qui est nettement insuffisant. Donc, chaque jour, les RSG s’appauvrissent puisqu’elles doivent utiliser leur revenu pour pallier le coût réel de la nourriture pour chaque enfant. Ceci n’étant qu’un aspect de ce que nous dénonçons», ajoute Chantal Racicot, présidente du Syndicat des responsables de service de garde en milieu familial des Laurentides – CSN.

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