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L’autoroute 19 remise en 2020

Le maire de Bois-des-Filion, Paul Larocque, se retrouve à nouveau en position d’attente, dans le dossier du parachèvement de l’autoroute 19.

L’autoroute 19 remise en 2020

Chaque levée de terre officielle n’aura jamais été qu’une autre façon de pelleter la responsabilité d’une promesse électorale non tenue dans la cour du précédent gouvernement. Le tronçon filionnois de sept kilomètres de l’autoroute 19 vient d’être décalé d’une autre élection par le Parti Québécois.

La dernière annonce officielle avait été faite par Julie Boulet, alors que le ministère des Transports s’engageait, en présence du Premier Ministre Jean Charest, à débuter les travaux dès 2014, pour livrer le tronçon en 2015, au coût de 320 M $.

Or, voilà que le nouveau ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, décale une autre fois les travaux de plusieurs années, en annonçant de surcroît des coûts majorés de 30 %, à quelque 400 M $.

Rappelons que la nécessité de cette route et de l’élargissement du pont Athanase-David était reconnue dans les années 1960 et que c’est en 1973 que l’on procédait aux expropriations nécessaires, dans le centre-ville de Bois-des-Filion. Mais, en 1977, un moratoire tombait comme une chape de plomb sur le projet que tous les partis ont endossé, sans jamais creuser plus d’une pelletée.

Le nouveau ministre blâme aujourd’hui l’ancienne administration de n’avoir pas inclus l’aménagement du pont au Plan Québécois d’Infrastructures (PQI), ce qui relèguerait les travaux aux calandres électorales.

«C’est une gifle aux centaines de milliers de citoyens qui prennent jusqu’à deux heures, matin et soir, pour se rendre au travail», d’alléguer le maire de Bois-des-Filion.

«C’est l’enfer depuis 10 ans», continue Paul Larocque qui agit aussi à titre de Préfet de la MRC Thérèse-de Blainville, dont les sept municipalités partagent ce grave problème de circulation.

Le maire et préfet accentue donc les pressions afin que les travaux débutent effectivement en 2015. «Tous les partis sont d’accord sur la nécessité de prolonger l’autoroute 19, plaide Paul Larocque. C’est capital pour toute la région.»

«La partie n’est pas encore jouée», prétend le maire dont l’accès à sa ville est rendu extrêmement difficile en heure de pointe. Il rappelait qu’une jeune femme était déjà décédée à cause du délai d’intervention des ambulanciers coincés dans la circulation. «C’est une question de sécurité», de renchérir le premier magistrat.

«Je garde un infime espoir, tant que ce n’est pas arrêté», termine Paul Larocque, qui est aussi président de la Coalition pour le parachèvement de l’Autoroute 19.

La population régionale ne cesse d’augmenter et la route 335 déborde. Le trafic bloque sur Athanase-David et ensuite sur Papineau-Leblanc, à la hauteur d’Henri-Bourassa. C’est toujours à éviter sur semaine, à l’angle d’Adolphe-Chapleau et de la route 335 en heure de pointe.

L’autoroute 30 récemment inaugurée a elle aussi demandé 40 ans de tergiversations et l’Autoroute 19 aura été dernièrement promise par les ministres Sam Hamad , Pierre Moreau et Julie Boulet, puis maintenant remise par Sylvain Gaudreault.

Les priorités du ministre péquiste doivent être déposées ce printemps. L’horizon sera-t-il repoussé à 2020, alors que le parc automobile croît de 2 % à 3 % par année?

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