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«L’Action démocratique du Québec va survivre», Linda Lapointe

(Photo Michel Chartrand)

«L’Action démocratique du Québec va survivre», Linda Lapointe

Un parti en crise

Après une semaine difficile dans les rangs de l’Action démocratique du Québec (ADQ), qui s’est notamment conclue par le départ de deux députés, la démission du nouveau chef, Gilles Taillon, et les accusations lancées par ce dernier sur le financement de parti, rien ne semble plus certain quant à l’avenir de cette formation politique.

Pour l’ancienne députée de Groulx, Linda Lapointe, les évènements des derniers jours ont été des moments sombres dans l’histoire de l’Action démocratique du Québec. «Il me semble que toutes les personnes impliquées dans ces évènements ont oublié l’intérêt supérieur du parti», s’indigne-t-elle, manifestement surprise par autant de rebondissements successifs.

Encore très impliqué au sein de l’ADQ, notamment à titre de vice-présidente de la campagne de Gilles Taillon, lors de la dernière course à la chefferie, Linda Lapointe n’a pas économisé ses mots pour déplorer la teneur des évènements. «Aujourd’hui, ce sont 3 900 membres qui ont voté pour Éric Caire ou Gilles Taillon qui sont orphelins», déplore-t-elle, invitant les dirigeants du parti à penser aux préoccupations des membres de la formation.
«Le départ de Gilles Taillon nous ramène à la case départ. C’est beaucoup d’énergie qui a été mis pour obtenir un tel résultat», dit-elle, invitant l’ensemble des membres à rester solidaires pour la suite des choses.

Comment l’ancienne députée a-t-elle vécu cette suite d’évènements? «Il y avait beaucoup d’émotivité dans l’air. Je pense que les gens n’ont pas pris suffisamment de recul pour laisser retomber la poussière. Il faut laisser le temps faire son travail», explique la vice-présidente de l’exécutif national de l’Action démocratique du Québec.

Refusant de penser que l’Action démocratique du Québec était le parti d’un seul homme, en l’occurrence Mario Dumont, Linda Lapointe estime que les membres ont adhéré aux valeurs, aux idées et aux projets que véhiculait l’ADQ. «On se doit de remettre en question le modèle de l’État. Le véhicule est encore là et l’ADQ va survivre», a-t-elle conclu.

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