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«La sécurité des citoyens doit avoir priorité sur un deuxième parc canin» — Louis Lamarre

Photo Michel Chartrand

«La sécurité des citoyens doit avoir priorité sur un deuxième parc canin» — Louis Lamarre

Blainville

L’incendie du 640, rue Ernest-Bourque, presque un an après celui de la rue des Sarcelles ayant aussi complètement anéanti l’habitation touchée, a rouvert toute grande la porte aux vives discussions entourant les heures de garde en caserne de pompiers du Service de sécurité incendie et le temps de réponse des combattants du feu de la Ville de Blainville.

Suivant l’intervention du conseiller du quartier des Hirondelles et représentant à l’opposition, Louis Lamarre, jugeant inacceptable que rien n’ait été fait par l’administration du maire François Cantin pour que la garde en caserne soit assurée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ou à tout le moins que soit accru le nombre d’heures de garde, le débat a été revigoré lors de la séance de conseil municipal du 24 mai dernier.

Tel que confirmé par le directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Blainville, Michel Chouinard, devant le conseil municipal, le temps de réponse des pompiers pour le feu du 640, rue Ernest-Bourque a été de 13 minutes, soit deux minutes de mieux que les normes actuelles prescrites par le ministère de la Sécurité publique, a attesté M. Chouinard. Ces statistiques sont endossées par les sept autres conseillers municipaux faisant équipe sous la bannière du Vrai Blainville dont le maire suppléant, ayant présidé la séance ordinaire du 24 mai, Guy Frigon.

Or, Louis Lamarre, du parti Notre Blainville, estime ce délai d’intervention insuffisant: «Il est reconnu de tous les intervenants dans le domaine de la prévention des incendies que chacune des secondes compte et qu’un temps de réponse au-dessus de 10 minutes est considéré comme un délai préjudiciable à l’efficacité de l’intervention, selon les orientations du ministre de la Sécurité publique en matière de sécurité des incendies qui sont datées de 2001 et qui vont dans le même sens que la norme NFPA 1500 de la National Fire Protection Association», écrit Louis Lamarre, lui-même un résidant de la rue Ernest-Bourque, dans un communiqué publié le 29 mai dernier.

Pour le conseiller des Hirondelles, le schéma de couverture de risques en sécurité incendie de la MRC de Thérèse-De Blainville, qui a reçu l’attestation de conformité du ministère le 19 mai dernier, ne constitue qu’une norme minimale pour la sécurité des gens et de leurs biens. «Il est inconcevable pour les citoyens de Blainville que l’administration Cantin se réfugie derrière le schéma de risque qui sera adopté sous peu en prétendant qu’un temps de réponse en 13 minutes, en pleine nuit, sur le feu de la rue Ernest-Bourque, est dans les temps. Dois-je rappeler à l’administration qu’en deux occasions, la nuit, dans le quartier des Hirondelles, deux résidences ont été déclarées pertes totales en moins d’un an. Heureusement, personne n’y a laissé sa peau. Pour une administration qui se targue d’en faire plus pour la population de Blainville en investissant 12 millions dans la qualité de vie de ses citoyens, la priorité donnée à la sécurité incendie la nuit est très loin derrière quand on pense que la construction d’un deuxième parc canin dans le sud du territoire est un investissement dans la qualité de vie prioritaire à la garde en caserne 24/7», clame Louis Lamarre.

«Au poste de commande, le chef Lapointe et son équipe ont fait un excellent boulot dans les circonstances. Si nos casernes n’étaient pas fermées à 23 h, à Blainville, ils auraient pu combattre plus rapidement le brasier et limiter de beaucoup plus les dégâts», conclut-il.

 

 

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