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La prostitution, le plus vieux crime du monde

Photo Geneviève Blais

La présidente de l’organisme Pour les droits des femmes du Québec, Diane Guilbault, était de passage au Centre Rayons de femmes, le 28 novembre.

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La mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, s’est montrée interpellée par le sujet de la prostitution.

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Assunta Sarappa, présidente du Centre Rayons de femmes, Diane Guilbault, conférencière, et les membres de l’équipe du centre, soit Micheline Gauthier, Ginette Tousignant, Carmen Ciccone et Danielle Bellange.

La prostitution, le plus vieux crime du monde

Conférence de Diane Guilbault

«La prostitution, ce n’est pas le plus vieux métier du monde. La prostitution, c’est l’exploitation sexuelle et, en ce sens, c’est sans doute le plus vieux crime du monde» , estime la présidente de l’organisme Pour les droits des femmes du Québec, Diane Guilbault.

Prenant la parole devant une cinquantaine de femmes rassemblées au Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville, le mercredi 28 novembre, celle-ci a lancé une sérieuse mise en garde à l’égard du travail de lobbying que fait actuellement l’industrie du sexe afin que soit légalisée la prostitution. Un propos brûlant d’actualité, alors que bat son plein la campagne nationale des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes.

«Une société se disant égalitaire ne peut se faire complice de la prostitution en disant que c’est un travail. (…) La prostitution, c’est d’abord et avant tout une violence contre les femmes» , affirme-t-elle.

La loi canadienne

Depuis 2014, la loi canadienne décriminalise celles qui se prostituent, mais criminalise leurs clients, ou les prostitueurs, comme les appelle Mme Guilbault. Si elle voit d’un bon œil l’adoption de ce modèle législatif, elle se montre préoccupée par l’offensive menée par ceux qui militent pour la légalisation.

Elle craint que le gouvernement canadien se laisse séduire par cette avenue, d’autant plus que les Jeunes libéraux du Canada ont plaidé, plus tôt cette année, pour la décriminalisation du travail consensuel du sexe et du commerce du sexe. Une option qui est, selon elle, tout sauf progressive. «La prostitution, est-ce vraiment un travail qu’on voudrait pour sa fille, pour sa mère? »

Pour appuyer son argumentaire, cette féministe convaincue évoque l’exemple de l’Allemagne où la légalisation, en vigueur depuis 2002, n’a pas eu les effets escomptés et a plutôt contribué à accroître le phénomène de traite de personnes dans le pays.

Diane Guilbault insiste sur la vulnérabilité des femmes qui sont prises dans cet engrenage, étant pour la plupart confrontées à la pauvreté et à la misère, plusieurs d’entre elles ayant aussi été victimes d’agressions sexuelles. «Il n’y a pas d’histoire heureuse qui mène une femme à se prostituer» , soutient-elle.

Garder l’œil ouvert

Également présente lors de cette conférence, la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, s’est montrée sensible à la problématique. Elle a d’ailleurs profité de la tribune qui lui était offerte pour inviter la population à garder l’œil ouvert. «Il ne faut pas que les gens aient peur de contacter la Régie de police s’ils constatent des lieux illicites ou s’ils ont des craintes pour la sécurité de certaines personnes» , a-t-elle fait valoir.

29 ans après la tuerie de Polytechnique

Par ailleurs, le Centre Rayons de femmes tiendra, le mercredi 5 décembre, une activité publique de commémoration de la tuerie de Polytechnique qui, en 1989, a coûté la vie à 14 jeunes femmes. Une envolée de ballons est prévue à 13 h 30, suivie d’un atelier de réflexion sur l’escalade de la violence dans la vie de tous les jours. Hommes et femmes sont les bienvenus. Pour des renseignements: 450 437-0890.

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