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«La peur, je la laisse à mes adversaires», Sylvain Fortin, candidat à la mairie de Lorraine

C’est une tradition qui survient habituellement en fin de campagne à Lorraine, mais voilà que, à plus de trois mois du scrutin, le maire Ramez Ayoub met déjà le candidat Sylvain Fortin légalement en demeure de se rétracter relativement à des allégations de corruption entendues à la commission Charbonneau.

Or, la réponse du challenger à la mairie est sans équivoque, non seulement Sylvain Fortin ne se rétractera pas, mais il rajoute: «La peur, je la laisse à mes adversaires.»

Cette mise en demeure émise par le bureau Séguin Racine et délivrée par huissier exige non seulement une rétractation de Sylvain Fortin, mais aussi une mention que vous regrettez d’avoir tenu lesdits propos diffamatoires et que vous leur (Équipe Ayoub) présentiez des excuses. Et on rajoute être légalement en droit de vous réclamer des sommes importantes à titre de dommages exemplaires.

Il faut savoir que ces propos litigieux ont été tenus lors de la présentation de son équipe. Sylvain Fortin avait alors insisté sur le fait que l’ingénieur Michel Lalonde, de la firme Génius, témoignait devant la commission Charbonneau avoir versé 5 000 $ à l’organisateur politique Michel Beausoleil, pour le compte de l’Équipe Ayoub.

Le challenger à la mairie avait aussi rappelé du même souffle que le Directeur général des élections avait acheminé des avis de réclamation formels à l’Équipe Ayoub, en ce qui concerne l’utilisation de prête‑noms.

Sylvain Fortin avait aussi parlé de la protection des petits amis et de la confusion des intérêts, mais c’est surtout sa déclaration voulant que voter Ayoub, c’est donc approuver la corruption, les magouilles, la dictature et l’incompétence qui choque l’équipe sortante.

Or, ces propos reposent sur des éléments précis, rétorque l’intimé. Ce sont les propos d’un citoyen indigné et insulté par ce qu’il apprend, poursuit Sylvain Fortin, en précisant que sans pour l’instant condamner quiconque, il faut faire la lumière sur ces allégations qui visent Lorraine.

La confiance dans les politiciens est fondamentale, clame le chef de l’Équipe Fortin. Ils sont la voix de la population. Une seule question se pose, selon lui, et les élections du 3 novembre y apporteront la réponse: avons‑nous confiance en ces gens qui veulent museler ceux qui crient haut et fort?

Si la tradition se poursuit, cette mise en demeure devrait rester lettre morte puisqu’aucune n’a jamais mené à procès, ni même provoqué d’excuses à ce jour.

 

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