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La meilleure protection: la prévention

Photo Pierre Latour

La meilleure protection: la prévention

Contre la cybercriminalité

«Vous NET pas seul!», c’est ce qu’a rappelé, appuyé de nombreux exemples flagrants — et parfois affolants —, le policier préventionniste du Service de police de la Ville de Saint-Eustache, Normand Brulotte.

Le policier a tenu une courte et frappante conférence devant quelques dizaines de parents membres de comités d’école de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles.

Grosso modo, il a rappelé l’importance de ne pas laisser les jeunes seuls devant leur ordinateur, surtout muni d’une webcam. «Là réside une partie du problème [de cybercriminalité]», assure-t-il.

En effet, car les jeunes ont l’impression d’être seuls devant leur écran alors que c’est plutôt eux qui sont seuls devant le monde. À titre d’exemple, il a mentionné qu’une jeune fille qui se fait filmer par sa webcam, c’est l’équivalent, pour elle, d’être au centre de la patinoire du Centre Bell, lors d’un septième match de la Coupe Stanley diffusé à la télévision. «Je ne pense pas qu’elle enlèverait son chandail», croit-il.

Sur Internet, les jeunes pensent converser en toute intimité. Pourtant, toute information, photo ou vidéo envoyée par Internet peut faire le tour du monde. «Internet un jour, Internet pour toujours», a-t-il répété à plusieurs reprises.

Après la présentation d’une vidéo mettant en scène une adolescente se laissant filmer par sa webcam pour son copain, dont les images seront ensuite propagées dans le cyberespace, l’agent Brulotte a signalé qu’il y a 6 ans, cette vidéo était diffusée aux jeunes de cinquième secondaire. «Je ne serais pas gêné aujourd’hui de la montrer à des enfants de sixième année du primaire», a-t-il affirmé, démontrant ainsi comment les jeunes sont à l’affût des nouvelles technologies.

Selon lui, il importe pour les parents de nourrir un lien avec leur enfant. Si son comportement change, il peut s’agir d’un signe qu’il est victime de propos haineux sur Internet par exemple, et ce, même s’il va à l’école primaire. «À partir de 12 ans, l’enfant peut être punissable au Code criminel pour cybercriminalité. L’ordinateur pourra être saisi», fait-il savoir, soulignant les responsabilités des parents.

Pour prévenir la cyberintimidation (insultes, rumeurs, menaces, création de sites Internet haineux, etc.), la meilleure prévention consiste à encadrer le jeune, à s’intéresser à ce qu’il sait et fait sur Internet. «Le piège no 1 des prédateurs, c’est de créer un lien de confiance avec le jeune. Un lien qui pourra se tisser sur une période pouvant aller jusqu’à plusieurs mois. Les prédateurs sexuels n’ont jamais eu un outil aussi puissant pour rejoindre un nombre infini de victimes potentielles», mentionne Normand Brulotte.

Le conférencier indique que si des objets disparaissent dans la maison, que le jeune reçoit des cadeaux, que son comportement, son langage changent, «posez-vous des questions».

On parle de cyberdépendance lorsqu’un utilisateur passe entre 4 et 6 heures sur Internet. «Soyez présent et plus attentif, suggère-t-il. Installez un filtre parental. Installez l’ordinateur dans une pièce commune. Éduquez les enfants à la prudence, à ne pas divulguer d’informations personnelles. Instaurez un dialogue bienveillant autour de l’Internet. […] Assurez-vous que vos enfants connaissent tous leurs contacts de messagerie instantanée.»

 

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