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La décennie d’Enviro Mille-Îles

Photo Michel Chartrand

La décennie d’Enviro Mille-Îles

Un outil de concertation

Le Parti vert demeure marginal ici comme ailleurs et les environnementalistes se tournent donc vers les mouvements et les tables régionales afin de se donner un poids politique. Voilà, en résumé, comment s’est mis sur pied Enviro Mille-Îles, en 1999, pour dûment se constituer le 15 janvier 2001.

Il faut savoir que celui qui présidait aux célébrations de ces dix années d’action politique environnementale, Martin Drapeau, était déjà flanqué de Benoît Guindon et Jean Degrandmont, lorsque Enviro Mille-Îles naissait d’une coalition issue d’une table de concertation de la MRC de Thérèse-De Blainville.

Bon an mal an, une trentaine de membres sont toujours actifs sur différents dossiers environnementaux régionaux priorisés par le regroupement.

Depuis son opposition vaincue par la Ville de Boisbriand quant au développement industriel des bordures de la rivière aux Chiens, le regroupement apprenait en stratégie pour remporter par ailleurs une victoire à Lorraine, dans le développement du boisé du Grand Côteau, dont on préservera l’essentiel via une réserve foncière que le groupe garde à l’œil.

On doit aussi à Enviro Mille-Îles le bannissement des pesticides sur le territoire des sept villes de la MRC de Thérèse-De Blainville.

La surveillance du traitement des eaux usées, aux abords de la rivière des Mille Îles, tout comme la préservation de l’île Garth et un inventaire des boisés menacés de la région, piloté par François Boivin, vice-président de l’organisme, sont autant de dossiers sur les planches du réseau régional.

En ce qui concerne le réseautage d’Enviro Mille-Îles, mentionnons des partenaires naturels tel le Conseil des bassins versants des Mille-Îles (COBAMIL) et l’on peut compter sur le juriste, ex-député et ministre Denis Hardy pour un soutien technique, ce qui fut fort utile dans le dossier de Boisbriand et Infrabec, qui s’était finalement avéré une poursuite abusive.

Ce dernier épisode avait quelque peu éprouvé Martin Drapeau, mais le président réélu d’Enviro Mille-Îles poursuit tout de même son implication en présentant toujours son organisme comme un outil qui permet de faire de la concertation.

Les coupes du Domaine Vert et le réseau cyclable de Rosemère, le parc Hamilton et l’île Garth, tout comme le marais Tylee de Rosemère, demeurent dans le collimateur des environnementalistes de la MRC de Thérèse-De Blainville.

Puisqu’il s’agit d’un réseautage, il n’en coûte que 10 $ par année par personne et 25 $ pour un membre associatif. Vous retrouverez toutes ces informations sur le site [www.enviromilleiles.org].

C’est donc au Chalet des citoyens de Bois-des-Filion que la trentaine de membres d’Enviro Mille-Îles se réunissaient, le mardi 31 mai, afin de commémorer ces dix années d’implication écologique.

Les années à venir devraient notamment être employées à assujettir le développement du territoire aux capacités du réseau hydraulique de la rivière des Mille Îles, dont les récents prélèvements révèlent de hauts taux de coliformes fécaux, au-delà des 1 000 UFC/100 ml, ce qui dépasse la norme des eaux non traitées.

Il y a toujours place à l’implication chez Enviro Mille-Îles après une décennie de surveillance du développement du tissu urbain des Basses-Laurentides et le site Internet s’avère tout à fait convivial et fonctionnel pour les nouvelles inscriptions.

 

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