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Un point de contrôle a été aménagé à l'entrée du quartier

Déjà 27 cas parmi la communauté juive Tosh de Boisbriand

La communauté juive orthodoxe Tosh de Boisbriand a demandé l’aide de la Santé publique des Laurentides et de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville (RIPTB) afin de faire respecter la mise en quarantaine de leur communauté composée de 4 000 personnes. Déjà 27 personnes ont été testées positives à la COVID-19.

Alors qu’une entrevue était prévue avec un responsable de la communauté juive, lundi matin, c’est finalement par le biais d’un communiqué de presse, publié par une firme de relations publiques, que la communauté Tosh a réagi à la situation qui, selon elle, «nécessite une intervention urgente».

«Nous tenons à rappeler que les responsables de la communauté ont, lorsque requis par le gouvernement, ordonné la fermeture de leurs écoles et de leur synagogue», plaident toutefois les responsables de la communauté avant d’ajouter qu’ils feront «tout ce qui est nécessaire» pour assurer la pleine collaboration de leurs membres avec les autorités de la Santé publique afin de protéger la vie humaine.

D’ailleurs, depuis dimanche, des représentants de la communauté juive ont eux-mêmes érigé un point de contrôle à l’entrée du quartier pour contrôler leurs pairs.

«Comme tous les citoyens résidant dans cette communauté sont maintenant sous le coup d’une ordonnance de quarantaine, nous espérons que les journalistes s’abstiendront de communiquer avec eux», prend-on soin d’ajouter à la fin du communiqué.

Loin de la contamination communautaire

La mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato, s’adressait aux médias lors d’une conférence de presse, lundi matin. Selon elle, il importe de ramener cette situation dans son contexte.

«Les personnes qui ont été testées l’ont été car elles revenaient de voyage et présentaient toutes des symptômes de la COVID-19. On est loin de la contamination communautaire», a insisté Mme Cordato, rappelant que l’ordre de confinement de la communauté juive Tosh provenait de la Santé publique et que par conséquent, la Ville de Boisbriand est là pour apporter son appui.

«La communauté s’est prise en main, a ajouté la mairesse de Boisbriand. Ils ont pris les mêmes mesures que l’ensemble de la population. C’est vrai qu’ils sont plus visibles, mais la loi est la même pour tout le monde!»

En quarantaine

En se présentant sur les lieux, lundi, on a vite réalisé que la situation avait été prise en charge par les autorités concernées. D’abord, les policiers de la RIPTB étaient sur place pour contrôler les allées et venues des résidants et passants.

«Nous sommes en appui dans les démarches d’isolement et nous maintenons notre présence préventive et rassurante», a indiqué l’inspecteur Martin Charron de la RIPTB.

Il a ajouté que la grande majorité des membres de la communauté respectent les ordres émis par la Santé publique.

«Dans certains cas, nous devons agir et convaincre ceux et celles qui ne respecteraient pas les ordres de la Santé publique», dit-il, précisant du même souffle, comme l’a fait Marlene Cordato, que les citoyens de la communauté juive de Boisbriand s’organisent et se mobilisent afin de respecter l’ordonnance qui leur a été émise.

Rappelons que le directeur de santé publique des Laurentides a ordonné, dimanche, que les membres de la communauté juive Tosh de Boisbriand y demeurent pour une durée de 14 jours, excepté pour des services médicaux urgents. Cela met un terme aux visites de l’extérieur, à l’exception des livraisons des services et produits essentiels.

 

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