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Julie Tremblay-Cloutier: Une Okoise lorgne la chefferie du Parti vert du Canada

Julie Tremblay-Cloutier et Elizabeth May réunies lors d’un rassemblement pendant la dernière campagne fédérale.

Julie Tremblay-Cloutier: Une Okoise lorgne la chefferie du Parti vert du Canada

Publié le 30/12/2019

Résidante d’Oka depuis 2015 et candidate défaite à la mairie de cette même municipalité en novembre 2017, Julie Tremblay-Cloutier, qui était la candidate verte dans la circonscription de Mirabel lors des dernières élections fédérales, a indiqué qu’elle se lancera dans la course à la chefferie du Parti vert du Canada.

Celle qui a finalement recueilli 3 517 votes (5,4 %) et terminé cinquième le soir du 21 octobre dernier dans Mirabel est la première, sauf erreur, à confirmer ses intentions depuis qu’Elizabeth May a annoncé, au mois de novembre dernier, qu’elle quittait, après 13 ans à ce poste, la chefferie du Parti vert du Canada.

Offrir quelque chose de différent

«Travailler pour améliorer ma communauté est mon carburant. Depuis de nombreuses années, je suis très préoccupée par nos défis de consommation et les limites naturelles de la planète. J’ai joint le Parti vert du Canada car il est impératif que les choses changent et notre gouvernement est à l’avant-plan des décisions cruciales concernant notre mode de vie. J’ai maintenant l’intention de participer à la course au leadership du PVC pour offrir quelque chose de différent et de motivant qui nous permettra de mettre nos idées de l’avant, je l’espère», a fait savoir, par voie de communiqué de presse, la femme et mère de famille âgée de 48 ans.

Affirmant qu’elle n’est pas une politicienne de carrière, Mme Tremblay-Cloutier mentionne, pour expliquer son engagement politique, «qu’elle aime simplement, mais profondément, les humains et la nature». Aussi, l’Okoise dit miser sur «son approche simple et non-politicienne pour réengager les Québécois dans le gouvernement fédéral décisionnel», ce que n’a pas été en mesure de faire, croit-elle, Mme May.

«Je veux travailler à mobiliser nos énergies pour rétablir un équilibre entre les besoins humains et ceux de la planète. Le changement climatique est déjà un problème connu qui doit être traité de toute urgence, mais nous avons également plusieurs autres grands chantiers devant nous; dont la réforme de nos systèmes économiques, la révision de nos modes de consommation et la gestion du cycle de vie complet des produits. J’ai besoin de vous tous pour préparer, améliorer et mettre en œuvre les projets que nous privilégierons», d’expliquer la candidate qui croit qu’une «cheffe québécoise saurait raviver notre passion pour l’environnement et les causes sociales».

Un congrès à venir en octobre

Notons que le nouveau chef sera choisi lors d’un congrès qui doit avoir lieu du 2 au 4 octobre prochain à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

La formation verte compte maintenant, précisons-le, trois députés à la Chambre des communes à la suite du dernier scrutin fédéral, y compris Mme May devenue, en 2011, la première députée des verts fédéraux à effectuer son entrée à la Chambre des communes, comme élue de Saanich-Gulf Islands.

Enfin, parmi les premiers noms mentionnés pour succéder à Mme May, ceux de Pierre Nantel, ancien député néodémocrate et candidat défait du Parti vert défait dans Longueuil—Saint-Hubert le 21 octobre dernier, et d’Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec, ont notamment été évoqués au lendemain du départ de l’ancienne cheffe, mais rien n’a depuis été confirmé de leur part mis à part un certain intérêt.