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«Il manque 8 000 000 $ dans Thérèse-De Blainville» — André Poirier, directeur général du CSSS

Au moins 1 000 personnes en attente d’un premier service

Non seulement le directeur du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Thérèse-De Blainville n’était pas étonné, lorsque nous lui avons relaté le cas de Marc Girard à l’égard des coupures de services à même le programme DIMOS, volet soutien à la personne, mais André Poirier nous confirmait que d’autres bénéficiaires s’étaient fait entendre au comité des plaintes.

Ce sont en fait 47 personnes qui ont vu leur dossier réévalué, en mai dernier, et les dossiers de 80 autres bénéficiaires seront également réévalués en septembre. Tout ça pour reconsidérer les services en fonction d’un trou budgétaire de 8 000 000 $ en santé et services sociaux dans Thérèse-De Blainville.

Et pourquoi couper spécifiquement ces services? «Nous avons plus de 1 000 personnes en attente d’un premier service», d’expliquer le gestionnaire qui doit composer avec un budget régional affichant un manque à gagner de 8 %. «Nous avons été reconnus comme la région performante à la récente évaluation. C’est la nécessité qui nous rend créatifs», de commenter le directeur.

À cet égard, il considère l’organigramme de l’Agence comme pertinent, compte tenu de la tâche considérable que représente l’administration de l’ensemble de tous les services de santé pour la région.

Il faut savoir que la région Laurentides connaît un baby-boom, alors même qu’une grande partie de la population est vieillissante, ce qui constitue les deux clientèles les plus lourdes pour le système de santé.

Ce sont en fait quelque 100 000 000 $ qui manqueraient afin de répondre adéquatement aux attentes justifiées des bénéficiaires en santé de la région, en effectuant le rapatriement de nombreux services déférés à Montréal avec les équipements nécessaires pour ce faire.

L’administrateur et quelques intervenants de la région ont par ailleurs eu un long entretien à cet effet avec le ministre Bolduc, lors de son récent passage chez nous pour l’inauguration du nouveau CLSC Thérèse-De Blainville.

Mais, au-delà des moyens financiers, André Poirier de préciser que Marc Girard serait rencontré afin de régulariser sa situation de la façon la plus humaine, et que la pétition qu’il entend lancer recoupe des revendications de l’Agence auprès du gouvernement.

Pour conclure, André Poirier qualifiait cette décision apparemment administrative de clinique et médicale, puisqu’elle se fait en fonction de l’état de santé du bénéficiaire et des besoins sous-jacents, dans un contexte de budget fermé.

Cela dit, les services doivent être harmonisés avec l’ensemble québécois et même un réinvestissement dans la région ne garantirait pas à Marc Girard de recouvrer son aide ménagère et aux repas.

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