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COVID-19, mise à jour 13 mai 2020, François Legault, Horacio Arruda, Danielle McCann, masque

Le premier ministre François Legault a affirmé que le port du masque deviendrait une norme sociale, dans l’attente d’un vaccin.

Il faudra apprendre à vivre avec le virus

Le masque deviendra une norme sociale

Alors qu’on observe une certaine baisse dans la courbe des décès au Québec, le premier ministre François Legault est d’avis qu’il faudra apprendre à vivre avec le virus de la COVID-19 et que le masque est appelé à devenir une norme sociale.

La raison est simple : il n’y aura pas de vaccin disponible avant des mois à venir, de telle sorte que nos habitudes devront changer. L’hygiène des mains et la distanciation sociale étant somme toute acquises (il y aura toujours des exceptions), le masque deviendra un outil complémentaire parmi ceux qui sont à notre portée pour freiner la propagation de la maladie. «Je compte sur vous. On est capables», a-t-il dit à l’adresse de la population québécoise

C’est qu’on a beaucoup parlé du masque au point de presse de 13 h, aujourd’hui, et François Legault a dû encore expliquer pourquoi son gouvernement ne l’a toujours pas rendu obligatoire.  Dans un premier temps, M. Legault a répété que, pour l’instant, il n’avait pas eu de recommandation en ce sens de la part de la Santé publique. Le Dr Horacio a renchéri en disant que les recommandations qu’il fait au gouvernement sont toujours les mêmes qu’il ferait à sa propre famille. «À mon avis, ce qui a contribué le plus à réduire l’épidémie, jusqu’ici, ce sont les mesures de confinement et de distanciation sociale», a-t-il exprimé, suggérant à nouveau que le port du masque est une bonne chose, à condition de respecter encore les consignes de base.

Par ailleurs, on se demande bien, tant du côté du gouvernement que de la Santé publique, comment on aurait pu obliger le port du masque alors qu’on n’en trouvait nulle part, à un certain moment.

«En temps normal, il y a 500 000 personnes par jour qui prennent le métro, à Montréal. Si on leur donnait un masque, il n’y en aurait plus après quelques jours. Il nous faudrait des dizaines de millions de masques», illustrait le chef du gouvernement, ajoutant qu’on était en discussion avec des entreprises d’ici afin qu’on accélère la cadence, dans ce département, afin d’atteindre un tel objectif d’ici un mois. Il suggère aussi à ceux qui sont capable de le faire, de s’en fabriquer eux-mêmes. «Je suis un peu inquiet, cependant, pour la situation à venir dans les transports en commun. Là, ce sera important d’en porter un», a-t-il nuancé.

Bilan quotidien

Le bilan des dernières 24 heures, au Québec, fait état de 89 nouveaux décès, ce qui porte le nombre total à 3 220 depuis le début de la pandémie. Le nombre de cas est en hausse de 706, pour un total de 39 931, parmi lesquels on enregistre tout de même 10 470 guérisons. Le tableau quotidien fait également mention de 1 876 hospitalisations (+35), dont 194 aux soins intensifs (+8).

Le trio Arrudo-Legault-McCann avait tout de même quelques bonnes nouvelles à communiquer, à savoir que les employés du réseau de la santé qui se trouvaient en congé de maladie commencent à revenir au boulot. La ministre McCann, de son côté, a révélé que, bien qu’il y ait encore 5 139 personnes infectées parmi les usagers des CHSLD, le nombre d’établissements sur la liste rouge (plus de 25 % de cas confirmés chez les usagers) était en baisse. «Il y a des résidents qui guérissent», a-t-elle ajouté.

Dans la région

Dans les Laurentides, le nombre de cas s’élève désormais à 2 012, en même temps qu’on déplore 72 décès. Le bilan quotidien fait état de 148 hospitalisations, dont 25 aux soins intensifs.

C’est toujours dans la MRC de Thérèse-De Blainville que l’on recense le plus de cas, avec 760. Dans les autres MRC, la situation se lit comme suit : Antoine-Labelle, 14; Laurentides, 110; Pays-d’en-Haut, 126; Argenteuil,  38; Rivière-du-Nord, 433; Mirabel, 173; Deux-Montagnes, 358.

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