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Photo Benoît Bilodeau – La situation à l’urgence à l’Hôpital de Saint-Eustache demeure toujours problématique.

Hôpital de Saint-Eustache: une salle d’urgence à éviter encore

La situation est toujours critique et «fragile» dans les salles d’urgence de l’Hôpital de Saint-Eustache et de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, si bien que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides demande à nouveau à la population de les éviter en cas de problèmes de santé non urgents.

En date de ce mercredi 4 août, à 7 h, selon les chiffres mêmes fournis par le CISSS des Laurentides, le taux d’occupation sur civière se situait à 109 % (en baisse par rapport aux derniers jours) pour l’Hôpital de Saint-Eustache et à 164 % (en hausse par rapport aux derniers jours) pour Hôpital régional de Saint-Jérôme; pour l’ensemble de la région des Laurentides, ce taux se chiffrait à 136 %, une baisse d’environ 20 %.

«Le CISSS des Laurentides vit effectivement des défis et ce, dans l’ensemble de ses salles d’urgence», a reconnu, par courriel, l’équipe du Service des relations médias, relations publiques et à la communauté du CISSS lorsque invitée à faire le point sur la situation.

Un premier appel; et un deuxième

Rappelons qu’au début de la semaine dernière, le CISSS avait lancé un appel afin de conseiller à la population à justement éviter les urgences de Saint-Eustache et de Saint-Jérôme en raison des taux d’occupation élevés qui y étaient enregistrés à ce moment.

«Bien que cela ait eu un certain impact positif, la situation demeure fragile et idéalement, il serait toujours gagnant d’envisager une alternative à l’urgence pour ce type de cas [non urgents]. Évidemment, nous sommes conscients que cette alternative n’est pas toujours possible, et c’est pourquoi tous sont toujours les bienvenus à l’urgence», de souligner, vendredi dernier, le CISSS, dans ce courriel, via son équipe de communication.

À nouveau, cet appel à plutôt consulter son médecin de famille, un pharmacien, un médecin dans une clinique sans rendez-vous ou encore à communiquer avec Info-Santé, en composant le 811 a été réitéré, en fin de semaine, face à la situation que vivent toujours les salles d’urgence de la région.

La présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides, Rosemonde Landry, assure toutefois que les cas urgents seront pris en charge rapidement dans l’ensemble des urgences de la région, si besoin est.

«Les personne ayant des problèmes de santé critiques ne doivent pas hésiter à se présenter dans nos urgences, nous ne souhaitons en aucun temps qu’elles reportent leur consultation. Cette consigne [à éviter les urgences] ne s’applique que pour les problèmes de santé mineurs et non urgents qui peuvent être pris en charge ailleurs que dans nos salles d’urgence. D’ailleurs, ce réflexe devrait être appliqué en tout temps par la population», de préciser à nouveau Mme Landry.

Les raisons de cette situation

L’actuelle situation dans les salles d’urgence s’expliquerait, selon le CISSS, d’abord par la pénurie de personnel, par des absences pour cause de maladie et congés préventifs de membres du personnel spécialisés et par une très grande quantité de touristes sur le territoire laurentien cette année, «ce qui amène une pression encore plus grande sur [les] hôpitaux».

«Une autre explication est que les alternatives à l’urgence sur lesquelles peut normalement compter la population sont, dans certains cas, moins accessibles qu’à l’habitude, notamment en raison de la transition nécessaire d’après troisième vague. Dans ce cas, un usager qui ne peut pas avoir accès rapidement à un service risque davantage de devoir se retourner vers les services d’urgence de son hôpital, qui peuvent constituer sa seule alternative», d’ajouter l’équipe des communications du CISSS.

Celle-ci insiste, enfin, que, au niveau des solutions, la collaboration de la population reste la meilleure alliée du CISSS. «Chaque personne ayant un problème de santé non urgent peut aider à diminuer l’achalandage dans nos urgences en consultant au bon endroit, selon son besoin, lorsque cela est possible. Nous travaillons également en continu avec les services pré hospitaliers afin de diminuer les transports en ambulances, toujours selon le besoin de la personne», conclut-on.

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