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Guerre de mots à Sainte-Anne-des-Plaines

(Photo Michel Chartrand)

Guerre de mots à Sainte-Anne-des-Plaines

Élections municipales à Sainte-Anne-des-Plaines

Depuis quelques semaines déjà, Sainte-Anne-des-Plaines est témoin de l’affrontement entre deux partis politiques en vue des élections municipales du 1er novembre prochain, une véritable guerre de mots qui met en scène, d’un côté, l’équipe Sainte-Anne Plus, dirigée par la mairesse sortante, Catherine Collin, de l’autre, le Parti Vision Action, dirigé par Guy Charbonneau.

Dans les deux cas, les équipes affichent complet avec chacune six candidats. Sous la bannière Sainte-Anne Plus, trois conseillers actuels, nommément Isabelle Charbonneau, Mario Gauthier et Michel Forget, auxquels se greffent trois nouveaux venus, Chantal Beaudet, Mélanie Marcil et Réal St-Jean. Leurs adversaires, opérant sous la bannière du Parti Vision Action, sont Denys Gagnon, conseiller municipal actuel, et cinq nouvelles recrues, Julie Bellerose, France Majeau, Alain Cassista, Julie Boivin et Stéphane Chouinard.

Les enjeux

Au menu, plusieurs enjeux, dont le développement de Sainte-Anne-des-Plaines et une gestion saine et rigoureuse de son administration. «Le 31 décembre 2005, la dette de la Ville s’élevait à 21 millions de dollars. Quatre ans plus tard, le Service des finances prévoit un estimé de la dette de 25 millions de dollars. C’est 4 millions de dollars de plus pour environ 15 millions de dollars de projets réalisés, soit une augmentation de 14 %», s’est réjouie Mme Collin. Le chef du Parti Vision Action prétend au contraire que l’augmentation de la dette a atteint, depuis 4 ans, 34 %. «Selon mes chiffres, la dette subira une augmentation totale de 7 millions de dollars d’ici au 31 décembre 2009», évalue-t-il.

Plusieurs autres points ne font clairement pas l’unanimité entre les deux équipes, comme le développement du parc industriel, cité en exemple par Sainte-Anne Plus, rabroué par le chef du Parti Vision Action. «Ce sont les investisseurs qui, depuis des années, poussent pour que la Ville développe ce parc», nuance-t-il. Autre point de désaccord, le gel de l’avis d’imposition en 2006, 2008 et 2009, applaudi par l’équipe de Mme Collin, qualifié de poudre aux yeux par M. Charbonneau. «On joue avec les mots parce qu’en réalité, la facture du citoyen a augmenté de 30 % depuis 2005», a-t-il déploré.

Enfin, la transparence semble être au cœur des préoccupations des deux équipes. Du côté de Sainte-Anne Plus, on la brandit comme étant omniprésente grâce, entre autres, à la tenue de 40 Samedis de la mairesse et 6 consultations publiques, à la création de trois commissions permanentes sur lesquelles siègent des citoyens et à la présentation trimestrielle des états financiers. De l’autre, on la récrimine. «Les Samedis de la mairesse existent depuis de nombreuses années et, en quatre ans, il ne s’est tenu qu’un seul sommet auquel 11 participants ont pris part. Les trois commissions permanentes n’ont siégé que trois fois et les consultations publiques ont eu lieu parce que la population a insisté», a fait remarquer M. Charbonneau, faisant notamment référence aux travaux sur la rue Thérien et au projet de construction de la piscine.

Déterminée à «poursuivre le développement de Sainte-Anne-des-Plaines afin de lui permettre de prendre sa place dans la région», Mme Collin assure que «la seule façon d’y arriver, c’est de réélire l’équipe de Sainte-Anne Plus». À l’opposé, M. Charbonneau est plutôt d’avis qu’il est grand temps d’offrir à la population de Sainte-Anne-des-Plaines «une réelle alternative et un vrai changement pour redonner aux citoyens le pouvoir sur leur ville». Le dernier mot appartiendra vraisemblablement à la population, laquelle sera invitée à trancher, le 1er novembre prochain.

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