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Groupe Renaud: les transporteurs d’écoliers manifestent

Les transporteurs d’écoliers du Groupe Renaud ont manifesté

Groupe Renaud: les transporteurs d’écoliers manifestent

Les transporteurs d’écoliers du Groupe Renaud, de Mirabel, ont manifesté devant les locaux de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille‑Îles, lundi matin, afin de signifier haut et fort leur désaccord à leur employeur qui refuse de négocier des conditions de travail que tous les employés jugent minimales.

Les employés du Groupe Renaud, qui offre un service de transport adapté en berline aux enfants sur le territoire de la CSSMI, sont sans convention collective depuis un an et n’ont eu qu’une seule rencontre avec l’employeur au cours des 12 derniers mois pour tenter de discuter des points en litige.

Les négociations entre les employés affiliés à la CSN et le Groupe Renaud achoppent principalement sur la hausse de salaire réclamée, une formation en gestion de crise pour assurer la sécurité du transport et les congés de maladie non accordés.

Yvon Peat, du comité de mobilisation, reproche à l’employeur de les payer en bas du salaire minimum. Mécontents, les 110 chauffeurs de berline estiment qu’ils ne gagnent pas plus de 8,45 $ de l’heure lorsqu’ils considèrent les déplacements complémentaires de leur trajectoire quotidienne. Comme le fait remarquer Normand Chéné, l’un d’eux, les chauffeurs sont payés à partir du moment où l’enfant embarque dans la voiture et celui où il en sort. Le chauffeur ne sera pas payé pour le trajet de retour et celui où il retournera chercher l’enfant à l’école, en fin d’après‑midi.

«Moi, je passe 37 heures sur la route, mais je ne suis payé que l’équivalent de 30 heures», fait remarquer Sandra Smith, qui travaille pour le Groupe Renaud depuis environ six ans.

Et il n’y a pas que le bas salaire. Les chauffeurs n’ont pas droit à une journée de congé de maladie et ne sont pas outillés pour assurer la sécurité si un problème survient avec les enfants à l’intérieur du véhicule. Or, ce sont des enfants avec des troubles comportementaux comme l’autisme. «La clientèle qu’on a est imprévisible», insiste Yvon Peat, qui demande à l’employeur d’offrir une formation en vue de préparer les chauffeurs à savoir comment réagir en cas de problèmes.

Ils suggèrent également à l’employeur de faire installer des vitres séparant les sièges avant de la banquette arrière, ce qui leur permettrait d’éviter d’éventuels coups sur la tête, par exemple.

Les employés syndiqués ont déjà tenté de sensibiliser la CSSMI à ces problèmes de sécurité, sans succès. Quant à l’employeur: «Ils nous disent de ne pas appeler la police si les jeunes nous assènent des coups sur la tête. C’est donc nous qui nous retrouvons avec le problème et on nous dit de nous débrouiller seuls. Mais on n’est pas formés pour ça», assure M. Peat.

Puis, il y a l’absence d’espaces de stationnement réservés pour les véhicules de transport adapté aux écoles. Chacun peut se garer et s’arrêter où il veut, les parents tout autant que les enseignants, ce qui n’est guère sécuritaire pour les élèves lorsqu’ils sortent de l’école, constate Yvon Peat.

«Si au moins ils démontraient une ouverture d’esprit et collaboraient avec nous», stipule Sandra Smith.

Une rencontre de conciliation est prévue ce vendredi 31 janvier afin de parvenir à une entente. Ce sera la deuxième, la première s’étant tenue en juin 2013.

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