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Groulx: économie et vote stratégique

Martine Desjardins

Groulx: économie et vote stratégique

À l’aube de la dernière semaine précédant le scrutin du 7 avril, la candidate péquiste de Groulx, Martine Desjardins, y va de ses engagements en matière de développement économique durable.

«Groulx a besoin d’un sérieux coup de barre pour régler les problèmes de congestion routière et pour convaincre de nouvelles entreprises manufacturières de s’établir ici. Je suis déterminée à agir pour réduire les problèmes de congestion routière», a déclaré Martine Desjardins.

Or, un gouvernement du Parti québécois verrait à compléter les travaux de l’échangeur 15‑640 et du prolongement de la 19, tout en bonifiant l’offre du transport en commun. À cet effet, Martine Desjardins rappelle l’ajout, au cours des 18 premiers mois du gouvernement Marois, de 54 départs par semaine sur la ligne de train Blainville–Saint‑Jérôme, et l’injection de 1 milliard de dollars pour la réfection des infrastructures.

Pour Mme Desjardins, la politique industrielle du PQ et sa stratégie d’électrification des transports sont gage d’emplois de qualité. «Je m’engage à favoriser le développement du secteur manufacturier dans Groulx en soutenant les démarches de la Conférence régionale des élus et du milieu économique pour faire en sorte que les Laurentides soient au cœur du développement de la filière industrielle électrique», promet‑elle, ajoutant qu’en cours de mandat, elle consultera la population dans le cadre d’assemblées mensuelles qui précéderont une assemblée citoyenne annuelle.

Alain Marginean et le vote stratégique

Pour le candidat d’Option nationale, Alain Marginean, les résultats des derniers sondages (en faveur des libéraux) placent les électeurs devant la nécessité d’un vote stratégique.

De fait, M. Marginean, qui s’est présenté dès le début de la campagne comme le seul candidat issu de la communauté, estime qu’il est aussi le seul à pouvoir accomplir correctement les tâches dévolues à un député. «Peut‑on imaginer une députée péquiste sous un gouvernement libéral? Ou d’un nouveau député en apprentissage pendant plus d’un an?» demande le candidat, en rappelant que tous les députés élus depuis la création de la circonscription de Groulx en étaient issus et y étaient déjà impliqués.

Aussi, M. Marginean appelle‑t‑il les électeurs à un vote stratégique: «Un vote qui va leur permettre d’avoir un représentant honnête, intégré et dédié à sa communauté, qui saura faire avancer les dossiers de sa communauté, peu importe le parti au pouvoir.»

Sylvie Giguère: non au vote stratégique

La candidate de Québec solidaire, Sylvie Giguère, rejette pour sa part l’idée d’un vote stratégique, au sens où l’entendent ceux pour qui une voix en faveur de Québec solidaire serait une voix contre le Parti québécois.

«La démocratie en prend pour son rhume avec une telle position. Ça ressemble étrangement aux reproches qu’on adressait aux épouses lorsqu’elles n’appuyaient pas les opinions de leur mari», compare‑t‑elle.

Revenant sur le débat tenu la semaine dernière, entre les candidats de Groulx, Mme Giguère réfute les prétentions de son adversaire péquiste, Martine Desjardins, quant aux bienfaits de l’indexation des frais de scolarité et de la baisse du crédit d’impôt pour les étudiants.

«L’étalement de la hausse, qu’on l’appelle indexation ou non, ne profite qu’à quelques groupes d’étudiants. La diminution de la contribution parentale ne concerne qu’environ 10 % des étudiants universitaires», avance Sylvie Giguère.

Celle‑ci réfère à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) qui démontre, dit‑elle, qu’avec une dette d’études de 14 000 $ à un taux de 3,5 % d’intérêt, remboursée pendant 15 ans à 100 $ par mois, un étudiant aura payé 4 000 $ d’intérêts supplémentaires, soit 28,5 % de plus que ce que paierait une personne plus fortunée ayant les moyens de payer elle‑même des frais de scolarité.

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