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Glissement de terrain sur la rue de l’Ermitage: le gouffre s’élargit

Le 22 avril dernier

Glissement de terrain sur la rue de l’Ermitage: le gouffre s’élargit

Le 22 avril dernier, Caroline Hug, une résidante de la rue de l’Ermitage, à Blainville, a vu sa cour arrière disparaître, littéralement. Six mois plus tard, le trou béant montre des signes de plus en plus apparents d’érosion. «La piscine va tomber, c’est une question de temps», se désole‑t‑elle.

Ce qui la désole encore plus, c’est l’indifférence des élus à l’égard de sa situation. «Les gens du Service de la sécurité incendie sont venus, tout comme le directeur général adjoint, Gervais Beaulieu, et des employés municipaux. Mais aucun élu n’est même jamais venu constater les dégâts», déplore‑t‑elle.

Quelques jours après le sinistre, Mme Hug et son conjoint, en vertu de la Loi sur les cités et villes, ont choisi d’envoyer une mise en demeure à la Ville pour l’aviser de l’incident. Depuis, les parties se parlent par l’intermédiaire de leurs avocats. «On comprend que notre dossier est judiciarisé. Mais le talus appartient à la Ville et nous sommes en danger. Pour réparer ma cour, la Ville doit d’abord stabiliser le talus», indique‑t‑elle.

Or, la Ville, dans une communication datant du 11 septembre dernier, à l’endroit du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, stipule clairement que ce sont des «aménagements illégaux et une partie du terrain de Mme Hug et son conjoint qui se sont retrouvés dans le ravin, propriété de la Ville de Blainville». Pis encore, la Ville maintient qu’en droit, «c’est la Ville de Blainville qui pourrait les poursuivre pour les forcer à rétablir une situation dont ils sont les seuls responsables».

Autre fait, Mme Hug s’explique mal que le certificat de localisation utilisé lors de l’achat de sa maison, en 2012, ne comporte aucune mention quant au risque lié à la présence du talus, ni même d’une bande de protection. «Le certificat de localisation a été fait en 2011 et là, deux ans plus tard, on apprend que, depuis 2009, notre terrain est caractérisé par une bande de protection applicable à une zone à risque d’érosion et de mouvement de sol. Selon la norme, la bande de protection fait deux fois la hauteur du talus, ce qui nous mène à la porte avant de notre maison», fait‑elle remarquer.

Lettre de la Ville

En date du 25 septembre dernier, la Ville a fait parvenir une lettre à tous les résidants du secteur dont le terrain est adjacent au talus et par laquelle elle réfute, une fois de plus, sa responsabilité. «Tant et aussi longtemps que la Ville de Blainville ne posera pas un geste dommageable dans le ravin dont elle est propriétaire ou qu’elle ne modifiera pas l’état naturel du lieu, sa responsabilité ne pourra être retenue», peut‑on lire.

Lors de la séance du 1er octobre dernier, devant plusieurs citoyens venus en réaction à cette lettre, dont Mme Hug, le maire François Cantin a précisé que l’objectif de cette lettre était de mettre en garde les gens contre les principales causes de glissement de terrain, à savoir les remblais qui permettent aux gens d’agrandir leur terrain et les gens qui vident l’eau de leur piscine dans le ravin.

Toutefois, aussi empathique soit‑il à la cause, dit‑il, M. Cantin s’est montré catégorique: «En tant que gestionnaire public de 55 000 citoyens, au‑delà de 20 000 comptes de taxes, je ne demanderai pas à des gens de partout sur le territoire de payer pour des choses qui sont arrivées dans une maison privée, à la suite d’erreurs qui ont été prouvées et pour lesquelles la Ville n’est pas responsable.»

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