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Frais juridiques de Robert Poirier: le conseil boisbriannais plus divisé que jamais

Robert Poirier

Frais juridiques de Robert Poirier: le conseil boisbriannais plus divisé que jamais

La saga entourant la défense de l’ancien maire s’est poursuivie, lors de la dernière séance du conseil municipal, mardi dernier, alors que la mairesse Marlene Cordato s’est opposée encore une fois à payer les frais judiciaires de Robert Poirier, au grand dam des membres de l’opposition.

C’est qu’après avoir vu sa demande refusée par le conseil, le 11 septembre dernier, l’ancien maire de Boisbriand a porté sa cause en appel, en invoquant la Loi des cités et des villes. Il souhaite que Boisbriand débourse pour assurer sa défense face aux chefs d’accusation portés contre lui. L’ex-mairesse Sylvie St-Jean avait fait la même démarche que lui et a dû se contenter d’un refus.

Or, un juge a donné raison à la Ville qui contestait la demande, ce que Mme Cordato s’est empressée de rappeler au conseiller Gilles Sauriol. Ce dernier a souligné que Mme St-Jean est, jusqu’à maintenant, présumée non coupable et que la mairesse tente, par le biais de cette affaire, de se faire du capital politique.

«M. Sauriol, dans ce dossier-là, un juge de la Cour a donné raison à la Ville de Boisbriand. Quand un citoyen se retrouve devant la Cour, il paie son avocat. Il n’est pas question de capital politique. On adopte la même politique pour M. Poirier, qui fait face aux mêmes chefs d’accusation que Mme St-Jean. Je ne vois pas pourquoi on devrait faire deux poids, deux mesures», a rétorqué la mairesse.

Tout comme elle l’avait signalé en septembre, Mme Cordato dit s’objecter à ce que les contribuables assument les frais d’avocat de Robert Poirier «sans savoir ce qu’il en coûtera et combien d’années ça va durer».

Cette nouvelle demande a donc été renversée à l’issue d’un vote de cinq contre quatre, la mairesse ayant tranché en défaveur, tout comme les quatre conseillers de son équipe.

L’opposition est toutefois revenue à la charge contre Mme Cordato à la période de commentaires réservée aux membres du conseil, en fin de séance. L’un après l’autre, les conseillers ont ramené sur le tapis le contrat de construction accordé en septembre à la firme Gestion en construction D.C.M.

Pour Mme Levert et M. Sauriol, le dossier du soumissionnaire présentait une irrégularité «majeure». Ils ont ajouté qu’un deuxième avis juridique avait défait le premier, celui confirmant la régularité de l’entreprise aux conditions de l’appel d’offres, même si elle a apporté certaines modifications à son dossier à la dernière minute. L’opposition demande à Mme Cordato de rendre publics les deux avis juridiques.

«On a les avis juridiques qui permettaient d’accorder le contrat. Notre autre choix était d’accorder le contrat au 2e soumissionnaire, qui demandait 120 000 $ plus cher. Et c’était important de faire les travaux à ce moment-là», a rappelé la mairesse, en ajoutant que la Ville aurait pu se retrouver avec des poursuites judiciaires en annulant les travaux.

«Vous avez sali les employés de la Ville et ça, c’est inexcusable», a affirmé Mme Cordato. Puis, en s’adressant à la salle, cette dernière d’ajouter: «Tout ce qu’il leur reste à démolir, c’est la personne en avant (la mairesse); l’administration est excellente. La campagne électorale est bien lancée et j’ai compris que je serai l’unique cible de ces gens-là

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