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Fondation pour Laïka: vivre avec la perte de son enfant

Fany Sabourin tenant le portrait de sa fille Laïka.

Fondation pour Laïka: vivre avec la perte de son enfant

Elle est décédée il y a 14 mois, des complications liées à la leucémie. Elle avait 10 ans et demi. «C’est encore difficile, la notion du temps n’est plus la même. C’est comme si c’était la semaine passée.»

Ces paroles sont celles de Fany Sabourin, la maman de Laïka et de Jade, la petite sœur. Une petite fille, par ailleurs, qui a dû bénéficier de l’aide de Leucan pour passer au travers du terrible deuil de sa sœur: «Jade a bénéficié d’un service de fratrie appelée l’art thérapie.»

Parce que Jade a eu de fortes réactions au décès de sa sœur, Leucan a pris en charge la fillette, et ce, huit mois après le décès de Laïka. «Une amie à moi qui avait perdu son fils me disait combien elle avait trouvé difficile de ne pas avoir eu de support. Et quand mon tour est arrivé, Leucan était là. J’avais besoin d’être aidée. Jade aussi, car elle ne voulait pas parler. L’art thérapie l’a aidée. Elle a tout de suite aimé.»

La fillette a bénéficié de 20 heures d’art thérapie, à raison d’une heure, une fois par semaine. «J’ai vu la différence. Jade ne crie plus. Elle pourra y retourner quand elle le souhaite, et ce, jusqu’à l’âge adulte s’il le faut. Il existe des thérapies de groupe pour adolescents. Aussi, Leucan propose un week‑end pour les mères endeuillées. Chaque mère apprivoise son deuil. Pour certaines d’entre elles, c’est récent, pour d’autres, il est un peu plus lointain.»

Massothérapie

«Elle a aimé la massothérapie. Moi aussi, ça m’a fait du bien. J’avais mal partout, je marchais comme une petite vieille. On n’a pas le goût de prendre soin de soi. Ça nous a aidés. Ça nous oblige à vivre.»

Laïka est décédée des effets secondaires de la chimiothérapie. Un très puissant virus s’est logé dans ses intestins et lui a été fatal en quelques heures seulement.

Si l’on sait que la maladie, ou encore un décès, unit ou désunit, nombreux sont les couples qui ne passent pas au travers de cette épreuve.

«Dans le couple, ce n’est pas toujours facile, confirme Fany. Chacun vit sa souffrance. C’est difficile d’être un support pour l’autre. Quand on regarde l’autre, on voit le reflet de sa propre douleur.»

Fondation pour Laïka

Consciente des problèmes financiers énormes qu’engendre la maladie d’un enfant, Fany Sabourin a mis sur pied une fondation, la Fondation pour Laïka, pour les aider. Mais au‑delà de l’action altruiste se cache un autre rêve.

«Mon grand désir est d’ouvrir un centre de santé. Une alternative lorsque la médecine traditionnelle ne peut plus rien faire. Proposer d’autres approches non traditionnelles, des approches globales. Quand? D’ici cinq ans», dit‑elle.

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