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Florent Gravel évoque un possible système de prête-noms au Vrai Blainville

Florent Gravel

Florent Gravel évoque un possible système de prête-noms au Vrai Blainville

Se disant insulté par les propos contenus dans un communiqué mis en ligne, en août dernier, par son opposant politique du Vrai Blainville, Richard Perreault, le chef du Mouvement Blainville, Florent Gravel, a décidé de réagir et de comprendre les méthodes de financement de ses adversaires.

«Je ne vise pas une campagne de salissage, mais le ton utilisé par Richard Perreault et la manière dont il m’a attaqué et attaqué mon équipe, c’est ce qui m’a poussé à faire mes recherches», a-t-il déclaré, en début de semaine, entouré pour l’occasion de deux de ses candidats, Pierre-Alain Dubois et Sylvie Robberts. Ces recherches l’ont mené auprès du Directeur général des élections (DGE), où il a pu obtenir, par le biais de la Loi d’accès à l’information, les états financiers du Vrai Blainville, de 2005 à 2012.

Rappelons que dans son communiqué, Perreault décriait le fait que, dans le cadre de la présente campagne électorale, M. Gravel exigeait un engagement financier de 5 000 $ de chacun de ses candidats.

Système de prête-nom?

Là où le bât a vraiment blessé, en ce qui concerne M. Gravel, c’est lorsque M. Perreault a affirmé que, «chez nous, au Vrai Blainville, on fait des activités populaires et on récolte des 10 $, des 20 $ chez les Blainvillois qui croient en notre vision, en nos idées. Bien sûr, on en demande un peu plus à nos candidats, mais ça reste des petites sommes, c’est du financement populaire, pas des prêts de 5 000 $

Or, à la lumière des informations obtenues, M. Gravel se questionne. «Comment celui-ci peut-il expliquer que lors des élections de 2005, la presque totalité des candidats de son parti, incluant lui-même, n’ont pas contribué à leur campagne comme nous le faisons cette année, et qu’en 2006, soit l’année suivant les élections, son parti a reçu plus de 40 000 $ provenant, entre autres, de 28 contributions de 1 000 $ et de 21 contributions de 500 $. N’est-ce pas là la façon de faire, très bien expliquée par certains témoins de la Commission Charbonneau, dont Gilles Cloutier? Y aurait-il un système de prête-nom au Vrai Blainville?», a-t-il soulevé.

Le même système s’est apparemment reproduit en 2009, une année électorale, alors que 20 personnes ont contribué à hauteur de 1 000 $ chacune et 22 autres à hauteur de 500 $. «Je suis tombé en bas de ma chaise. Mon équipe et moi, on les fait, les portes, et on se promène dans les rues. Et je peux vous dire que personne ne nous court après pour nous donner des 500 $ et des 1 000 $», a-t-il illustré,

«Nous avons le doigt sur la solution: un engagement solide envers l’intégrité, l’éthique et la transparence. J’invite d’ailleurs M. Perreault à prouver que les gens inscrits sur les listes de donateurs ont vraiment donné, de leur propre chef, le montant inscrit à côté de leur nom

M. Gravel assure que son sous administration, ce sera tolérance zéro face à tout manquement  des règles de fonctionnement. «Un élu du Mouvement Blainville tombant sous le coup d’une enquête sera appelé à quitter nos rangs. Sous notre administration, Blainville deviendra un véritable modèle de probité

Parmi les gestes qu’il entend poser, s’il est élu, se trouve aussi la valorisation et l’utilisation efficace des ressources et compétences internes, ce qui mènera nécessairement la Ville, croit-il, à réaliser des économies significatives.

M. Gravel a conclu en indiquant qu’il n’avait pas l’intention, pour le moment, de porter plainte au DGE pour financement illégal, mais que sa démarche résultait davantage de la «bassesse de l’attaque de M. Perreault à son égard», sans quoi, dit-il, il n’aurait pas cherché à connaître les méthodes de financement du Vrai Blainville.

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