- PUBLICITÉ -
Entête - Actualités

Fini les maisons de jeunes à Mirabel

Le syndicat est furieux

Le 10 juin, le conseil municipal de Mirabel a mis fin au mandat de l’Association des maisons de jeunes (ADMJ). Une nouvelle approche sera dorénavant utilisée pour, dit-on, «mieux répondre aux besoins des jeunes Mirabellois».

Dans un communiqué de presse émanant de la Ville, on y explique qu’à l’été 2018, la Ville mettait en place une administration provisoire afin de tenter de corriger certaines lacunes au sein des maisons de jeunes. La gestion de celles-ci, le contrôle des dépenses et la reddition de comptes étaient alors remis en question.

«Malgré ces mesures, indique le maire Jean Bouchard, les résultats obtenus à ce jour ne sont toujours pas satisfaisants aux yeux de la Ville par rapport aux bénéfices que devraient en tirer les jeunes, en retour des sommes importantes accordées par la Municipalité.»

- Publicité -

De plus, la pertinence de ces services est aussi une préoccupation, car, ajoute-t-on, les statistiques démontrent des taux de fréquentation très faibles dans la majorité de ces établissements. «Au total, seulement une soixantaine de jeunes en moyenne fréquenteraient les six établissements» , peut-on lire dans la communication.

Il faut savoir que la Ville alloue, et ce, chaque année, environ 650 000 $ en subvention directe à la MDJ, en plus du prêt et de l’entretien de sept locaux.

Les jeunes toujours dans les plans

En dépit de sa décision, la Ville affirme n’avoir aucune intention de laisser les jeunes à eux-mêmes, se disant «fermement résolue» à répondre encore mieux à leurs besoins.

Elle souhaite notamment réinvestir les sommes annuellement versées dans différents projets qui favoriseront la qualité de vie, le mieux-être et l’émancipation des jeunes de tous les secteurs de Mirabel.

À titre d’exemples: animation dans certains parcs; services d’aide aux devoirs; activités sociales ou récréatives ponctuelles destinées aux adolescents; pavillons jeunesse; fonds d’aide pour l’inscription des jeunes défavorisés à des activités municipales.

«Le conseil municipal tient néanmoins à mentionner que les maisons de jeunes ont bien répondu aux besoins de la communauté pendant de nombreuses années» , de dire Jean Bouchard, qui a salué le travail effectué par un grand nombre d’intervenants au cours des 25 dernières années.

«Cependant, a-t-il conclu, comme dans toute chose, il faut évoluer et s’adapter, c’est ce que nous souhaitons faire par ce virage jeunesse plus inclusif.»

Le syndicat furieux

Les salariés de l’Association des maisons de jeunes de Mirabel ont appris après la séance du conseil qu’ils perdaient leur emploi. Tout comme eux, le syndicat qui les représente ne l’a pas trouvée drôle.

«Cette décision a été prise en catimini sans même que le sujet soit mentionné à l’ordre du jour du conseil municipal» , s’insurge Josée Chapdelaine de la CSN.

Celle-ci a rappelé que pas plus tard qu’au début de juin, le syndicat soulevait des doutes sur les intentions du CA de poursuivre la mission de l’Association des maisons de jeunes. Rappelons que la Ville de Mirabel avait décidé de mettre en tutelle l’Association en juillet dernier. Le syndicat mettait aussi en doute la légitimité de celle-ci étant donné que l’Association est un organisme à but non lucratif indépendant.

«La Ville démontre un manque flagrant d’objectivité, mais démontre aussi de la déresponsabilisation en retirant à des centaines de jeunes, familles et citoyens un service qui profite à toutes et à tous» , poursuit la représentante syndicale avant d’ajouter que ce dossier est loin d’être clos.

Soutenus par leur syndicat, les intervenants des maisons de jeunes et professionnels de l’intervention interpelleront en effet les différents acteurs du milieu pour que l’Association puisse continuer d’offrir des services aux jeunes. Une rencontre sera d’ailleurs convoquée sous peu pour regarder les différentes avenues possibles.

«Il faut continuer de donner les services qui sont appréciés des jeunes, de leurs parents et la communauté. Le service juridique de la CSN est déjà à l’œuvre, car ce comportement est non seulement jugé irresponsable, mais, de surcroît, au lendemain d’une requête en syndicalisation, laisse penser à une réaction antisyndicale.»

Rappelons que le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de l’Association des maisons de jeunes de Mirabel – CSN est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) regroupant plus de 110 000 membres dans les secteurs public et privé et sur une base régionale au Conseil central des Laurentides – CSN.

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

Section concours

Concours Voyagez avec Vasco
- PUBLICITÉ -
Top