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Expansion de la communauté hassidique: «Faux»

Pour la mairesse Cordato

Expansion de la communauté hassidique: «Faux», dit la mairesse Cordato

L’éventualité de se retrouver avec des familles hassidiques dans leur voisinage en inquiète plus d’un à Boisbriand. Aussi, la mairesse Marlene Cordato a‑t‑elle tenu à remettre les pendules à l’heure en tenant, le 22 mars dernier, une rencontre citoyenne en présence de 250 citoyens du quartier Desjardins.

En entrevue, jeudi matin, Mme Cordato dit avoir été surprise de voir ses concitoyens réagir autant à l’idée que quelques familles juives de la communauté hassidique achètent des maisons dans le secteur du chemin de la Rivière-Cachée.

C’est qu’ils craignent le voisinage avec ces familles, qui ne sont pas spécialement reconnues (du moins, c’est la réputation qu’on leur fait) pour leur sens de l’ordre et de la propreté sur leur terrain. Alors que certains Boisbriannais du secteur Desjardins envisageraient de partir vivre ailleurs pour des raisons personnelles, d’autres accepteraient ainsi, sous la pression d’agents immobiliers, de vendre leur propriété.

Mme Cordato affirme que plusieurs rumeurs sont parvenues jusqu’à elle, laissant entendre que les Juifs s’apprêtaient à acheter toutes les maisons du secteur de la Rivière-Cachée, qu’une nouvelle congrégation projetait de s’installer à Boisbriand, qu’une école allait fermer ses portes.

À la suite des commentaires lui ayant été émis lors de la réunion citoyenne, Mme Cordato affirme qu’elle a senti davantage d’appréhension qu’un véritable malaise. Quant à un phénomène d’expansion, tel que l’ont laissé entendre d’autres médias au cours des derniers jours, elle le nie catégoriquement.

Selon les chiffres de son administration, qui a recensé le nom d’électeurs pour le scrutin municipal de novembre dernier, seules sept propriétés appartenaient à des membres de la communauté juive en septembre 2013. Trois mois plus tard, ils en possédaient 12. Et ces maisons sont situées sur les rues Raymond et Roi‑René, précise la mairesse.

Pour celle‑ci, s’il y a un mouvement actuellement, c’est plutôt du côté des agents immobiliers, qui semblent flairer les bonnes opportunités d’affaires.

Selon ce qu’elle a appris, le besoin en logement des familles hassidiques surpasse la construction de nouvelles habitations dans leur quartier ou leur prix est trop élevé. Aussi, certaines familles se voient contraintes d’outrepasser les limites du quartier pour se loger.

Du coup, les citoyens boisbriannais des alentours craignent une diminution de la valeur de leur propriété si les Juifs hassidiques s’installent dans le voisinage.

En ce qui concerne les déchets résiduels dans le quartier Dion, Mme Cordato assure qu’ils sont ramassés deux fois par semaine et que c’est la communauté juive qui défraie la deuxième cueillette. Quant aux familles qui s’établissent à l’extérieur de ce quartier, elles devront suivre le règlement, mais elle refuse d’envisager un système d’amendes. «À Boisbriand, il n’y a pas de police des déchets. Des plaintes pour les déchets qui traînent, j’ai ça partout où il y a une densification de logements», affirme‑t‑elle.

Selon Mme Cordato, depuis l’installation de la communauté juive, en 1961, les Boisbriannais n’ont jamais eu de problèmes avec eux. Elle croit surtout que c’est l’aspect inconnu d’une hypothétique cohabitation qui inquiète les gens.

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