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Entrepreneurs, avez-vous signé l’engagement Équi-T-É?

(Photo Michel Chartrand)

Entrepreneurs, avez-vous signé l’engagement Équi-T-É?

Programme au bénéfice d’employés-élèves

Pour bon nombre d’élèves, la période estivale est un moment opportun pour mettre de l’argent de côté en vue de leurs études en occupant un emploi étudiant à temps plein. C’est tant mieux et jusque-là tout va bien. Mais dès la rentrée scolaire, beaucoup d’entre eux décideront de jumeler travail et études et réussiront avec plus ou moins de succès à trouver l’équilibre. C’est là qu’entre en jeu le programme Équi-T-É…

Associée de ce programme qui a été instauré par la Commission scolaire des Laurentides en 2005 et qui sera encadré par l’organisme Partenaires de la réussite éducative des jeunes dans les Laurentides (PREL) jusqu’en 2011, la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville a tenu, en juin dernier, un atelier déjeuner visant à sensibiliser les dirigeants d’entreprises à l’importance de créer une situation favorable à la persévérance scolaire, la réussite éducative et la diplomation de leurs employés-élèves ainsi que d’agir en tant que personne de référence pour eux, au besoin. On y a invité ces entrepreneurs à devenir signataires d’un engagement moral en ce sens. Jusqu’ici, depuis l’étendue du programme à l’ensemble des Laurentides, plus de 500 entreprises de la région dont environ 105 entreprises de la MRC Thérèse-De Blainville ont déjà posé le geste.

Une entreprise Équi-T-É se propose par ailleurs de porter une attention particulière au nombre d’heures de travail par semaine de l’employé-étudiant, au quart de travail offert, aux conditions favorables au développement et à l’épanouissement de l’employé-élève, aux exigences du calendrier scolaire et à la valorisation de l’obtention d’un diplôme.

Lors de la rencontre matinale, Sophie Bédard, agente de sensibilisation au Carrefour Jeunesse Emploi et Marie-Ève Despatie-Gagnon, coordonnatrice de la relation avec les membres de la CCITB, ont exposé des statistiques éclairantes sur la situation des étudiants qui concilient boulot et cheminement scolaire.

On y a appris qu’un jeune sur trois (33 %) entre 15 et 19 ans occupe un emploi dans les Laurentides tout en fréquentant l’école comparativement à 28 % au Québec.

De plus, ce sont 43 % des jeunes entre 15 et 19 ans qui travaillent dans région des Laurentides (ne fréquentant plus l’école).

Sur le territoire de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), une proportion de 33,05 % des élèves de 15 à 19 ans étudie et travaille en même temps.

Au niveau collégial, près de 69 % des jeunes occupent un emploi.

«Le fait de travailler plus de 20 heures par semaine augmente considérablement les risques de décrochage scolaire. À propos, le taux de décrochage scolaire dans les Laurentides est de 33,7 % par rapport 25,3 % pour la province», a aussi mis en lumière Sophie Bédard.

C’est avec des témoignages concrets de deux employeurs du secteur, le Théâtre Lionel-Groulx (TLG) et Bureau en Gros de Rosemère ainsi que de Caroline Parent, une employée étudiante du TLG depuis 6 ans, que les entrepreneurs présents à cet atelier ont été à même de bien comprendre les tenants et aboutissants et les effets salutaires du programme Équi-T-É.

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