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COVID-19, restaurateurs Basses-Laurentide

Entre espoir et appréhension

Les restaurateurs et la pandémie

Voilà maintenant un an que les restaurateurs de la région résistent, tant bien que mal, à la pandémie de COVID-19. Bien qu'ils aient hâte de pouvoir à nouveau accueillir leurs clients en salle à manger et que l'arrivée des beaux jours leur inspire confiance, la situation vécue par leurs confrères de Québec, Lévis et Gatineau, qui ont été contraints de tout fermer à un jour d'avis, les incite à la prudence.

«Tant qu’à vivre une réouverture pour fermer deux ou trois semaines après, c’est non. Ce sont de gros investissements. Si on ouvre, on ouvre. Mieux vaut rester fermer quelques semaines de plus, sinon c’est le désastre», affirme la propriétaire du restaurant Sorrento à Sainte-Thérèse, Brigitte Faucher.

Celle-ci espère obtenir le feu vert de Québec en mai ou en juin, d’autant qu’elle dispose d’une grande terrasse pour accueillir sa clientèle. «Il faut garder espoir», dit-elle.

Restaurateur bien connu dans la région de Saint-Eustache, à la tête du Restaurant Farsa et de la cabane à sucre du même nom, Simon Farsa ne s’attend pas à un changement de cap à court terme. «Ce n’est pas pour un futur proche, pas avant deux mois. On ne se fait pas d’idées. Il faut être réaliste», soutient-il.

Pour le moment, il poursuit ses activités en misant sur les repas chauds, le prêt-à-manger et les boîtes-repas thématiques. D’ailleurs, les repas des sucres suscitent ces jours-ci un grand engouement. «C’est une bonne saison pour nous», se réjouit M. Farsa, heureux de la réponse de la population.

Mme Faucher a elle aussi adopté la formule pour emporter, une façon de maintenir le lien avec sa clientèle. «Ça fait plus de 15 ans que je suis là. On va continuer, on va se battre pour que ça fonctionne», souligne-t-elle, tout en rappelant que plus le temps passe, plus la question de la main-d’oeuvre devient un enjeu.

La main-d’oeuvre, un autre défi

Le Sorrento compte habituellement une quinzaine d’employés au sein de son équipe. Il semble que ceux-ci soient tous prêts à reprendre le travail, mais qu’en sera-t-il demain? «Je suis la situation de très près», mentionne Mme Faucher qui, dans l’intervalle, assure une présence continue au restaurant.

«Même présentement, c’est difficile de trouver de la main-d’oeuvre. Les gens ne sont pas intéressés à venir travailler», ajoute Simon Farsa qui, lui aussi, s’investit avec passion et énergie afin de bien servir sa clientèle. Celui-ci est à la recherche de cuisiniers et de plongeurs pour se joindre à son équipe, mais ses affichages sont à ce jour restés sans réponse. Un enjeu important qui s’ajoute à un contexte déjà ponctué de nombreux défis.

Rappelons que, la semaine dernière, la présidente de l’Association Restauration Québec (ARQ), Claudine Roy, estimait à 3 000 le nombre de restaurants ayant fermé leurs portes au Québec. Les pertes se chiffreraient à plus de cinq milliards de dollars depuis le début de la pandémie.

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