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Enbridge: Sainte-Anne-des-Plaines se prépare en vue des audiences

C’est finalement en octobre que se tiendront les audiences de l’Office nationale de l’énergie (ONÉ), concernant le projet d’inversion de l’oléoduc de la compagnie Enbridge, dont environ 10 kilomètres de conduite passent sous les terres de Sainte-Anne-des-Plaines.

Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, accompagné de son directeur général, Serge Lepage, compteront parmi les intervenants qui prendront part aux audiences prévues à Montréal, du 8 au 11 octobre.

Rappelons que le projet d’inversion touche le tronçon de la ligne 9 de l’oléoduc qui se situe entre North Westover, en Ontario, et Montréal, soit une distance de 639 kilomètres.

L’argumentaire de M. Charbonneau sera basé sur un mémoire qu’il a fait parvenir à l’ONÉ, en date du 6 août dernier, dans lequel il exprime ses inquiétudes puisque, considère-t-il, «l’approbation du projet sans garantie de sécurité physique et environnementale à la conduite représente pour tous les citoyens de notre territoire un risque pour la santé, l’économie et l’environnement.»

M. Charbonneau soulève notamment le fait qu’advenant un déversement résultant, par exemple, d’un bris de conduite, et vu la difficulté d’empêcher le pétrole de se répandre, le risque de contamination des puits et du bassin versant devient important. «Notre territoire de plus de 92 kilomètres carrés est agricole à plus de 90 % et nos sols sont considérés comme les meilleurs du Québec, étant composés surtout d’argile Ste-Rosalie, et l’agriculture est la première industrie de Sainte-Anne-des-Plaines. En somme, la protection de la ressource eau et sol est d’une très grande préoccupation pour tous les citoyens», fait-il valoir.

Redevances

Poussant l’exercice encore plus loin, M. Charbonneau propose quelques recommandations à l’endroit de la compagnie Enbridge, notamment celle que des redevances soient payées à la Municipalité, comme c’est le cas, pointe-t-il, pour les éoliennes, les tours de transmission des télécommunications et des sites d’extraction de gaz ou de pétrole. Sinon, ajoute-t-il, l’autre façon de compenser la Ville serait de lui octroyer un montant forfaitaire unique et non récurent de 100 000 $ par kilomètre de conduite utilisant son territoire.

Au nombre des autres éléments qui préoccupent M. Charbonneau figure également l’impossibilité, pour une Municipalité, de construire des bâtiments sur un espace de son territoire occupé par un pipeline. Or, avance-t-il, comme la fiscalité municipale est basée sur la taxation des immeubles, il en résulte un manque à gagner pour les municipalités. «Il faudrait donc évaluer ces terrains en conséquence pour les besoins de la taxation», estime-t-il.

M. Charbonneau juge également impératif d’installer une valve d’interruption à Sainte-Anne-des-Plaines, près de la route 335 ou sur le boulevard Gibson, et suggère que les services municipaux d’urgence bénéficient d’une formation donnée par un opérateur d’Enbridge et d’une mise à jour annuelle des connaissances en cas de déversement.

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