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Enbridge : Organisations écologistes et citoyennes réitèrent leurs inquiétudes

À quelques jours des audiences publiques de l’Office national de l’énergie de Montréal, des élus municipaux et des représentants d’organisations écologistes et citoyennes ont à nouveau sonné l’alarme sur les enjeux de sécurité publique et environnementaux entourant le projet d’Enbridge visant à inverser et à augmenter le flux du pipeline 9B, qui passe notamment sous les terres de Mirabel.

Le point de presse se tenait mardi, à Montréal, et réunissait Josée Duplessis, présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Patricia Domingos, mairesse de Sainte-Justine-de-Newton, Audrey Yank, porte-parole de Coalition Vigilance Oléoducs, Patrick Bonin, de Greenpeace Canada, et Steven Guilbault, directeur principal d’Équiterre.

 

Ils sentent l’urgence de réitérer leur message puisque c’est à la suite des audiences publiques que l’Office autorisera ou pas Enbridge à poursuivre son projet. Déjà, ils ont demandé à Québec d’effectuer une évaluation complète et rigoureuse sur les impacts environnementaux avant d’accepter le projet d’Enbrige. Mais on attend toujours.

 

«Près d’un an après l’avoir promis, il est plus que temps que Québec officialise et divulgue les paramètres de l’évaluation environnementale qu’il entend mener sur le projet Enbridge. Ce projet comporte des risques majeurs pour les populations locales et contribuera à accentuer la crise climatique. Québec ne peut rester plus longtemps sur la ligne de touche à regarder le gouvernement Harper décider seul de notre avenir», a signalé le porte-parole de Greenpeace.

 

Or, la catastrophe récente au Lac-Mégantic, dont l’ampleur des ravages est justement due à la présence de pétrole, a retenu l’attention. «La tragédie du Lac-Mégantic est encore fraiche dans notre mémoire. Le pétrole peut toujours fuir à un moment donné et comme il traverse une rivière il y a des risques de voir des municipalités touchées (en cas de déversement)», a commenté Mme Yank. 

 

Celle-ci affirme que les citoyens s’inquiètent de la pertinence des audiences. «L’ONÉ a déjà grandement alourdi le processus pour restreindre notre participation aux consultations et voilà qu’on craint de ne pouvoir vraiment s’exprimer sur la question au Québec», a-t-elle indiqué.

 

Les écologistes, de leur côté, insistent sur la hausse des gaz à effet de serres qui semble inhérente au projet. «Parce qu’il va permettre l’arrivée au Québec de pétrole issu des sables bitumineux, ce projet va contribuer à une augmentation importante des émissions de GES de la Ville de Montréal, du Québec et du Canada, notamment en occasionnant une augmentation de la production des sables bitumineux, l’un des pétroles les plus polluants sur la planète», a précisé Steven Guilbault.

 

Les intervenants dans le dossier prétendent que depuis 2007, on enregistre des déversements d’en moyenne 1,9 millions de litres par année. Aussi, des municipalités proposent de créer un fonds de prévoyance en cas de sinistre ainsi qu’un fonds de recherche afin de trouver les meilleures façons de transporter le pétrole brut, de le récupérer au fond des cours d’eau et d’améliorer la sécurité des pipelines.

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