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Enbridge effectuera 75 excavations sur son pipeline

Les excavations commandées par Enbridge permettront de savoir si les segments de l’oléoduc qui sont dans cet état présentent des anomalies. Cette photo a été prise par des citoyens dans le secteur de Saint‑Augustin

Enbridge effectuera 75 excavations sur son pipeline

La pétrolière albertaine Enbridge a entrepris, la semaine dernière, une série de travaux d’excavation sur son pipeline installé sous les terres de Mirabel, de Sainte‑Anne-des-Plaines et de Saint‑Placide. Les 75 opérations qui seront effectuées d’ici le 20 décembre sur l’oléoduc 9B viseraient avant tout à prévenir d’éventuels problèmes, selon ce qu’en dit Enbridge.

Joint lundi matin, Éric Prud’homme, le chef des affaires publiques pour l’Est du Canada chez Enbridge, assure que ces opérations sont des travaux de routine, de l’entretien préventif, que la compagnie réalise régulièrement.

C’est que des membres de la Coalition vigilance oléoducs du secteur de Mirabel se sont inquiétés la semaine dernière en voyant trois segments du pipeline excavés du sol, puis ils se sont interrogés sur l’état du pipeline, lequel est âgé de 38 ans.

L’avis médiatisé de l’expert en sécurité d’oléoducs américain Richard Kuprewicz, qui affirme que l’oléoduc numéro 9 présente des risques élevés de rupture, a suscité beaucoup d’attention chez les citoyens qui suivent de près le projet d’inversion du flux du pipeline numéro 9.

Dans le rapport qu’il a remis récemment à l’Office national de l’énergie, l’expert remet en question le système de détection de fuites et les plans d’intervention d’Enbridge, lesquels, à son avis, seraient inadéquats, selon ce que rapporte un article de La Presse du 9 août dernier («Le projet Enbridge présente un risque élevé de rupture»).

M. Prud’homme tient pour sa part à se faire rassurant. «Ce qui devrait inquiéter les gens, c’est si on ne faisait pas ces excavations. Le pipeline de Mirabel est le plus gros au Québec et on ne prend aucun risque», précise‑t‑il.

Selon ses explications, les employés de Sommerville vont installer trois instruments de mesure dans les 75 sections du pipeline à vérifier, ce qui leur permettra de savoir exactement la nature des problèmes internes ou externes: fissures, bosses ou encore de la corrosion. À ce stade, on ne recherche pas les fuites, mais les anomalies.

En cas de problème détecté, les travailleurs décideront s’ils doivent souder le tuyau qui sera ensuite recouvert de deux feuilles de métal protectrices ou encore remplacer le segment du pipeline endommagé au complet.

M. Prud’homme affirme que les segments du pipeline présentant des anomalies ont été détectés plus tôt grâce à une sonde extérieure qu’il qualifie de «haute technologie».

Selon le porte-parole pour l’Est du Canada, Enbridge a rencontré plus tôt en saison les producteurs et propriétaires des parcelles de terre sous lesquelles est enfoui le pipeline pour les prévenir des éventuels travaux et les ont du même coup dédommagés pour les inconvénients qui pourraient subvenir. Le porte-parole de la pétrolière albertaine s’est toutefois fait discret sur la somme leur ayant été accordée.

Pour inverser le flux de l’oléoduc numéro 9, qui permettrait de transporter le pétrole albertain jusqu’au Québec, Enbridge doit cependant obtenir l’aval de l’Office national de l’énergie. Des audiences publiques se tiendront à cet effet à l’automne, au Palais des congrès de Montréal, du 8 au 11 octobre, puis à Toronto, du 16 au 20 octobre. Une soixantaine d’intervenants s’y feront entendre, dont Équiterre.

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