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COVID-19, fabrication de visières, Linda Léonard, Zut Design, Rosemère

À 25 grammes, la visière n’embarasse pas le visage, soutient sa conceptrice.

Elle a troqué la création d’œuvres d’art pour des visières

Un virage à 180 degrés pour Linda Léonard

De son atelier de Rosemère, Linda Léonard a entendu l’appel de Québec, à la mi-mars, lorsqu’a été évoquée par le premier ministre François Legault, la possible pénurie d’équipements de protection destinés aux travailleurs de la santé. Depuis, elle a fabriqué plus de 5500 visières.

Artiste accomplie qui depuis près de 30 ans fabrique des accessoires pratiques en matériaux recyclés, tels des porte cartes de crédit, qu’elle vend notamment en ligne et dans les salons de métiers d’art, Linda Léonard n’aurait jamais pensé qu’un jour elle devrait réorienter ainsi ses activités. Mais dans le ton de sa voix, on voit qu’elle a pris goût à relever ce défi entrepreneurial.

«Quand tout a arrêté à la mi-mars, raconte Mme Léonard, je me suis dit que je ne pouvais rester là à me tourner les pouces. Puis j’ai entendu que les CHSLD manquaient de matériel de protection  en raison de ce qui se passait en Chine. C’est ce qui m’a poussée à entamer mes démarches.»

Depuis, la designer a transformé son atelier Zut Design de Rosemère en véritable usine de production de visières où elle les fabrique une à une, à la main, prête à l’utilisation.

«Au départ, dit-elle, ce sont surtout des infirmières et préposées qui se procuraient mes visières, alors qu’aujourd’hui, tout le monde en a besoin. J’en vends à des esthéticiennes, coiffeurs, enseignants, etc. Tous ceux et celles qui travaillent avec le public doivent maintenant la porter.»

Légère

Parmi les avantages de la visière qu’a imaginée Linda Léonard, notons son poids, à 25 grammes la pièce. De plus, dit-elle, contrairement aux masques ou autres visières plus rigides, parfaites sur les chantiers de construction, elle permet une meilleure respiration.

«Pour vous dire à quel point elle est légère, lorsque je n’en ai plus besoin, je la roule comme un diplôme et je la sers dans mon sac à main. C’est le poids d’un rouge à lèvre !».

Sur les 5500 vendues, l’artiste en a déjà écoulé plus de 3000. On peut la trouver sur Facebook.

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