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École Saint-Gabriel: non à l’intimidation

Quand les élèves de l’école secondaire Saint-Gabriel disent non à l’intimidation et oui à la différence.

École Saint-Gabriel: non à l’intimidation, oui à la différence

Pernicieuse, l’intimidation fait mal et n’épargne personne. À l’adolescence, moment charnière de la vie où se forge la personnalité, elle devient carrément dévastatrice. Tout le monde le sait et en parle. En vain, parfois, semble‑t‑il.

À l’école secondaire Saint-Gabriel, à Sainte-Thérèse, une vingtaine de jeunes de la 2e et 3e secondaire ont poussé la démarche un peu plus loin. Ensemble, sous la gouverne des enseignantes en art dramatique Michelle Cérone et Annie Ménard, et encadrés par les éducateurs spécialisés Marie-France Lalande, Richard Dumoulin et André Lesage, ils ont créé une pièce de théâtre et une vidéo. Le résultat est percutant. Le comité intimidation est à l’œuvre à l’école Saint-Gabriel depuis trois ans. Le message demeure le même: non à l’intimidation et oui à la différence.

Pièce de théâtre et vidéo

D’abord la mise en scène. Deux rangées de chaises sur lesquelles ont pris place une douzaine de jeunes. Des victimes. Des agresseurs. Entre eux, leurs mots. Des mots lancés sans raison, qui blessent. Par eux, l’intimidation prend différentes formes: verbale, physique, sociale, de plus en plus cyber et se propage à un rythme effarant. Certains jeunes sont tristes, pensent même au suicide, d’autres sont méchants, violents. Puis, tous se rassoient, et font dos à l’auditoire. La scène saisit.

Derrière eux, l’écran s’allume. On y voit des images qui font mal. Des jeunes qui rient d’autres jeunes, des jeunes qui ridiculisent d’autres jeunes, des jeunes qui agressent d’autres jeunes. «Toutes ces situations sont parties d’idées des élèves. Ce sont des sources d’intimidation. On ne les a pas vécues ici, mais on sait que ça se vit dans d’autres polyvalentes», a tenu bon de préciser un des éducateurs spécialisés. Reste que le résultat frappe. Et les images sont parfois insoutenables.

Dans les vestiaires, dans la cafétéria, dans les salles de toilette, tous les endroits se valent et toutes les raisons semblent bonnes pour intimider. Autour de ces jeunes, victimes et agresseurs, gravitent des adultes, bien sûr. Mais tous n’interviennent pas. Dans la vidéo, on a bandé les yeux des adultes qui n’interviennent pas, ou qui préfèrent ne rien voir, avec un foulard noir. Ceux qui interviennent portent un foulard blanc. Les images parlent d’elles‑mêmes.

La représentation s’est terminée sur la prestation de deux jeunes élèves, Cassiopée et Véronique, venues interpréter Si les mots, une chanson qui parle d’intimidation, écrite par Marie‑Mai.

Dans la salle, où s’étaient entassés des dizaines d’autres élèves, enseignants et parents venus assister à la représentation, le silence était complet. «Certaines situations sont peut-être extrêmes. Mais on voulait aller jusqu’au bout», ont expliqué les éducateurs aux élèves présents, avant d’amorcer la discussion.

Mentionnons que tous les élèves qui ont participé à ce projet l’ont fait de façon volontaire, sur leur heure de dîner. Tout un samedi aura été requis pour compléter le tournage des scènes vidéo.

Le fruit de leur réflexion et de leur travail a été présenté aux autres élèves les 25, 26 et 27 février dernier.

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